Kénya : une manifestation massive contre la loi de finances sombrée dans le chaos, au moins un mort recensé

Kénya : une manifestation massive contre la loi de finances sombrée dans le chaos, au moins un mort recensé

Protestant contre la mise en application du projet de loi de finances 2024, des milliers de citoyens kényans ont investi les rues de Nairobi, ce mardi 25 juin. D’après Amnesty international, des violences ont éclaté et les agents de l’ordre ont tiré à balles réelles. Au moins un mort a été recensé et les manifestants ont mis le feu dans une partie du Parlement.

À Nairobi, capitale du Kénya, c’est la mobilisation. Des milliers de kényans investissent le macadam pour protester contre la mise en application du projet de loi de finances qui prévoit la création de nouvelles taxes notamment une TVA de 16% sur le pain et une taxe annuelle de 2,5% sur les véhicules particuliers. Si les autorités kényanes étaient bien décidées à abandonner quelques taxes afin de calmer les manifestants, ces derniers n’entendent pas lâcher prise et réclament au gouvernement de rejeter le projet de budget dans son intégralité.

Alors que le Parlement a entamé, ce mardi, une troisième lecture du texte de loi, les manifestants ont pris principalement pour cible le bâtiment publique ainsi que celui de la Cour Suprême. Selon les informations fournies par Amnesty international, le mouvement de revendication n’a pas pris trop de temps pour virer au chaos avec d’un côté les protestataires déchaînés et de l’autre, les forces de l’ordre tirant à balles réelles sur les manifestants après que ces derniers ont forcé les barrages de police et pénétré dans l’enceinte du Parlement.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos devenues virales montrent des officiers qui transportent deux corps qui paraissent inanimés. D’autres montrent une partie du bâtiment logeant le Parlement en proie aux flammes. Une situation pour laquelle il est difficile pour l’instant d’établir un bilan.

Dans un communiqué publié sur son compte X (anciennement Twitter), l’ONG Commission kényane des droits humains (KHCR) a affirmé avoir vu la police “tirer réellement sur quatre manifestants, tuant l’un d’entre eux”. Des journalistes de l’AFP sur place ont confirmé des cas de décès aux abords du Parlement.

Dans un pays où le taux de chômage chez les jeunes a atteint des proportions inquiétantes, la population concernée n’a que son droit de revendication pour réclamer une amélioration de ses conditions de vie. Dans un contexte où ce droit est foulé au pied, on ne peut qu’attendre au chaos.

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