La Société interaméricaine de Presse condamne les violences perpétrées sur les journalistes en Haïti

La Société interaméricaine de Presse condamne les violences perpétrées sur les journalistes en Haïti

La Société Interaméricaine de Presse se dit alarmée par la séquestration du journaliste haïtien de Regard FM Barnatte Daniel. Dans une note rendue publique, mardi 19 décembre 2023, la structure a dénoncé l’action des gangs armés criminels qui continuent à séquestrer les personnels de la presse dans le pays.

L’enlèvement suivi de la séquestration du journaliste de Régard FM, M. Banatte Daniel, a soulevé l’indignation de plusieurs acteurs de la presse qu’ils soient locaux ou internationaux. C’est le cas de la Société Interaméricaine de Presse (SIP) qui a fait part de sa préoccupation à cause de cette situation alarmante.

En effet, dans un communiqué publié, mardi dernier, l’entité a condamné les actes de violence auxquels subissent quotidiennement les personnels de la presse en Haïti. Elle a aussi dénoncé l’impunité de même que l’inaction des autorités et le manque de protection qui contribuent à la continuité des violences dans le pays et contre la presse

« Deux cas récents survenus à Port-au-Prince ont généré des préoccupations et des alarmes dans le milieu haïtien. Il s’agit de l’enlèvement, vendredi dernier, du journaliste, Barnatte Daniel, de Regard FM et du présentateur de Radio Scoop FM, Pierre « Fils Saintamour qui avait été récemment enlevé puis libéré contre rançon” a déploré la Société Interaméricaine de Presse.

Parallèlement, elle a appelé la Communauté internationale à agir au plus vite pour répondre à l’aggravation de cette crise sécuritaire dans le pays qui entrave le travail des journalistes. Elle a aussi exhorté les organismes de presse « à dénoncer constamment la violence à laquelle sont confrontés leurs collègues en Haïti ».

Il faut souligner que cette année trois journalistes ont été assassinés dans le pays notamment Paul Jean Marie, le 5 mai ; Ricot Jean, le 24 avril, et Dumesky Kersaint, le 16 avril ; trois autres ont été enlevés, Marie Lucie Bonhomme Opont, Pierre Louis Opont et Blondine Tanis.

À rappeler que Saintamour a été enlevé le 27 novembre avec ses deux enfants et sa femme enceinte. Sa famille a été libérée avant que le journaliste ne soit libéré le 8 décembre, après le versement d’une importante somme d’argent. Quant à Barnatte Daniel, il est toujours entre les mains des ravisseurs qui réclament 500.000 dollars en échange de sa libération.

Depuis avril, au moins une douzaine de journalistes ont été contraints de quitter leur domicile en raison des menaces et des violences des gangs armés criminels dans la région métropolitaine. Certains ont été agressés verbalement et physiquement par des manifestants alors qu’ils couvraient des marches ou des rassemblements politiques.

LIRE AUSSI

Leave a Comment

PressLakay