La ville des Gonaïves toujours sous tension

 

Un début de journée mouvementé aux Gonaïves ce lundi 17 juin avec la reprise des manifestations de rues pour exiger le départ de Jovenel Moïse au pouvoir, accusé de corruption et de détournement de fonds.

Le mouvement revendicatif s’est débuté tôt dans la matinée de ce lundi avec un groupe d’individus non identifiés qui a attaqué le marché communal de la ville pour contraindre aux différents marchands ambulants de regagner leurs maisons afin de bloquer le fonctionnement normal de la quatrième ville du pays et solliciter l’aide de toute la population. Ces individus ont éparpillés les tréteaux dans les différentes rues de la cité de l’indépendance accompagnés des barricades des pneus enflammées pour obstruer la circulation sur la nationale numéro un surtout au niveau de la route des dattes.

Les bureaux de l’État et les banques commerciales ont décidé pour une nouvelle fois de fermer leurs portes sous la pression des manifestants. Ces derniers ont parcouru les différentes contrées de la ville pour faire entendre leurs cris face aux nombreuses accusations de corruption portées contre le président de la république et surtout dénoncer la mauvaise gouvernance de l’équipe en place.

L’autre fait marquant de cette nouvelle journée de paralysie aux Gonaïves où quelques établissements scolaires fonctionnent au ralenti avec la poursuite des examens de fin d’année, les protestataires ont érigé des barricades des pneus enflammées devant le tribunal civil qui n’a pas pu fonctionner ce matin sous la pression des manifestants qui ont accusé les autorités judiciaires qui auraient disent-ils, en connivence avec l’exécutif pour procéder à l’arrestation de certains leaders de la lutte antigouvernementale enclenchée depuis le 9 juin dernier aux Gonaïves, symbole de la résistance pour contraindre au chef de l’État de plier bagage.

À chaque point où ils ont mis le feu, les forces de l’ordre supportés par les sapeurs pompiers, ont essayé de les éteindre et procéder à une petite nettoyage pour faciliter timidement la circulation.

RICHEMOND Johnson

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