L’administration Biden poursuit l’expulsion des Haïtiens malgré l’aggravation de l’insécurité en Haïti

L’administration Biden poursuit l’expulsion des Haïtiens malgré l’aggravation de l’insécurité en Haïti

Malgré l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti, le gouvernement américain a décidé de reprendre les vols d’expulsion vers Haïti. Ce jeudi, plus d’une soixantaine de ressortissants haïtiens en situation irrégulière en terre américaine sont renvoyés dans leur pays.

Depuis environ deux mois que la capitale haïtienne est assiégée par les bandes criminelles, dévastant tout sur leur passage, la population haïtienne ne sait plus à quel Saint se vouer. Si des personnes résidant dans le pays continue à le fuir ; d’un autre côté, d’autres qui se trouvent en situation irrégulière en sol étranger ne sont pas pour autant épargnées d’une déportation.

En effet, malgré la protection internationale sollicitée par des organismes des Nations Unies en faveur les migrants haïtiens, les autorités américaines ont repris les vols de déportation, interrompus il y a près de 2 mois.

Selon les informations fournies par Miami Herald, soixante-quatorze (74) Haïtiens expulsés des États-Unis sont déjà en route vers Haïti dans un premier vol d’expulsion du Département de la Sécurité intérieure américaine. L’information a été confirmée par l’Office national des migrations en Haïti qui dit attendre l’arrivée des ressortissants.

Il faut souligner que l’avion affrété par l’immigration américaine pour l’expulsion avait quitté Alexandria, en Louisiane. Il doit d’abord s’arrêter à Miami, en Floride, avant d’atterrir à l’aéroport international du Cap-Haïtien.

Selon Jean Négot Bonheur Delva, chef du bureau des migrations d’Haïti, les Haïtiens revenant sur des vols d’expulsion viennent de tout le pays. Cependant, pour rentrer chez eux, il doit voyager à travers des routes et des quartiers contrôlés par des gangs armés.

Depuis le 29 février dernier, date à laquelle l’administration américaine avait annulé le dernier vol d’expulsion, le pays fait face à la fureur des bandits lourdement armés qui ont pris d’assaut la capitale haïtienne. Institutions publiques, infrastructures policières et gouvernementales, établissements scolaires et universitaires ainsi que des centres hospitaliers sont pillés par les assaillants avant d’être incendiés.

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