Le CEP et le quota de 30% d’intégration politique des femmes en Haiti

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De l’élection présidentielle de 1990, où une femme présidente a organisé l’une des élections les plus réussies de l’histoire de la politique haïtienne à la présidence de Joseph Michel Martelly en 2011 où plus de femmes ont été intégrées dans la politique, le débat pour plus d’intégration et de participation des femmes dans la politique haïtienne est avec nous. Le fait que nous en parlons, est un point de départ. Culturellement parlant, la société haïtienne considère la politique comme une profession d’hommes. Cela signifie que, à moins que nous  venons avec des lois fortes pour défendre la participation des femmes à la politique, cela ne se produira jamais à grande échelle. L’article 17-1 de la constitution amendée de 1987 qui exige le quota de 30% est un excellent point de départ. Des pays comme les États-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne et bien d’autres ont fait de grands progrès et nous pouvons les utiliser comme exemples. Le Cabinet du premier ministre Justin Trudeau en 2015 était composé à 50% d’hommes et à 50% de femmes. L’une des principales raisons à cela est que le Canada a un système de gouvernement parlementaire qui facilite l’intégration des femmes. Au niveau départemental, les Français sont venus avec des élections binomiales où deux personnes (un homme et une femme) doivent être élues dans chaque circonscription, ce qui donne aux femmes 50% de chances d’intégration politique.  Je ne supporte pas ce system binomial pour Haiti pour des raisons culturelles.   La chancelière allemande est une femme (Angela Merkel), la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris est une femme, les présidentes actuelles de Trinidad-et-Tobago,  Éthiopie sont des femmes (2021)

Sur la base des informations rendues publiques par Alter Press qui est une organisation journalistique, l’administration Martelly / Lamothe est la seule administration de l’histoire de la politique haïtienne à respecter le quota de 30% en 2012. Bien que je ne défends pas ici des élections binomiales telles que le cas en France pour Haiti, le seul moyen de résoudre le problème est de l’attaquer à la racine. Cela signifie que le conseil électoral permanent ou le conseil électoral temporaire doit respecter le quota lui-même, obliger tous les partis politiques à le respecter, à travers le gouvernement, le CEP doit obliger les organisations du secteur privé, les entreprises privées, toutes les institutions gouvernementales à le respecter.

Un système de gouvernement parlementaire, des élections directes pour les conseils municipaux, les conseils départementaux entre autres sont un excellent moyen d’améliorer la participation électorale des femmes, gardant le quota de 30% et diminuer ces préjugés culturels qui sévissent dans la société haïtienne depuis des décennies.

Archange Deshommes, 

…..Auteur du livre,  Democratie pour la Crise Haitienne:  Des idees pour les reformes politiques en Haiti (Disponible sur 786-768-3000, Adeshommes@hotmail.com / Amazon.com)

….Auteur de plus de 50 articles politiques et sociales sur Haiti et le monde

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