Le Conseil Présidentiel adopte un décret électoral provisoire

Conseil présidentiel de transition

Récemment installé au Palais National, le Conseil Présidentiel de transition a adopté, ce samedi 27 avril 2024, un décret électoral provisoire. Composé de neuf articles, ce dernier propose un bureau électoral de trois membres avant l’organisation des élections pour élire un président à la tête de la structure politique.

Deux jours après leur installation, les regards sont désormais fixés sur les neuf Conseillers Présidentiels. Pendant que la situation se dégénère dans la région métropolitaine, plus d’un attendent les travaux de la structure politique appelée à ramener un climat de sécurité dans le pays afin d’organiser les élections. Si quelques heures après la cérémonie, au Palais national, le CPT était resté silencieux, ce samedi, celui-ci a finalement publié un décret électoral provisoire.

Selon les informations rendues disponibles, le décret, composé de 9 articles, propose un bureau électoral qui sera présidé par deux observateurs et un autre membre votant qui sera tiré au sort. Le décret indique aussi que ce dernier ne pourra pas être candidat aux élections pour élire un président du Conseil Présidentiel de Transition.

Il faut souligner que les élections qui étaient prévues pour ce samedi ont été reportées au mardi 30 avril prochain. Elles se feront à la Villa d’accueil en présence de la presse. D’après l’article 2.1 du décret publié, les membres aspirants à devenir Président doivent soumettre leur candidature une heure avant les votes.

Jusqu’à maintenant, selon plusieurs sources, quatre membres du Conseil Présidentiel de Transition notamment Lesly Voltaire (Fanmi Lavalas), Edgard Leblanc Fils (Collectif des partis politiques du 30 janvier), Luis Gerald Gilles (Accord du 21 Décembre) et Fritz Alphonse Jean (Accord Montana) seraient en pôle position pour se présenter aux prochaines élections.

Pendant que les tractations politiques, les jeux d’influence et autres vont bon train au sein de la structure qui a désormais les rênes du pouvoir en Haïti, la population haïtienne continue à être victime des violences perpétrées par les gangs armés criminels dans la région métropolitaine. Environ 100.000 personnes ont été contraintes de quitter la capitale haïtienne et ses environs pour se réfugier dans les villes de province.

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