Le GARR dénonce le décès d’une haïtienne et un double meutre sur des Haïtiens en République Dominicaine

Crime

Tout en dénonçant le décès d’une jeune femme et le double meutre de ressortissants haïtiens en République Dominicaine, le GARR dit déploré les conditions dans lesquelles vivent les Haïtiens en terre voisine. La structure a appelé les responsables des deux pays à s’emparer des dossiers afin que lumière soit faite.

Les conditions déplorables dans lesquelles vivent les ressortissants haïtiens en République Dominicaine inquiètent davantage des organisations de droits humains. Qu’ils soient locals ou internationals, nombreux sont les organismes intervenant dans la matière qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. En seulement une semaine pas moins de trois citoyens haïtiens dont une jeune femme ont perdu leur vie sous le coup de la brutalité des agents de l’immigration en terre voisine.

Face à cette situation qu’il juge “alarmante”, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) interpelle les autorités des deux pays à s’emparer de ces dossiers afin que lumière soit faite et que justice soit rendue aux familles des victimes.

“Jeudi dernier, notre équipe se trouvant à la frontière de Belladère a assisté au rapatriement d’une jeune femme de 23 ans, nommée Saint Mira Millien, décédée aux mains des autorités dominicaines. Originaire de Saut-d’Eau, elle a été appréhendée à Duarte [Rep. Dom] le mercredi 3 juillet alors qu’elle était souffrante et en route pour Haïti.” a déploré, dans un communiqué, le GARR soulignant le fait que les responsables dominicains avaient placé la jeune femme en détention sans aucune assistance médicale.

“Autre barbarie que nous n’entendons pas passer sous silence concerne un double meurtre contre deux ressortissants haïtiens le mardi 2 juillet à Paso Cerna. Les victimes sont Jean Duversaint, originaire de Jacmel ; et Maurice Délia, âgé de 49 ans. Ces deux paisibles citoyens haïtiens ont été froidement abattus par un certain Hungria Diaz alors qu’ils ne faisaient que chercher du bois pour faire le feu au moment des intempéries survenues en début de cette semaine” a fait savoir le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés.

“En dépit de leurs démarches auprès de l’État dominicain pour obtenir justice, les proches des victimes n’ont pas obtenu satisfaction.” a-t-il dénoncé.

En ce sens, la structure qui regroupe plusieurs organismes de défense des droits humains en Haïti a interpellé vivement les autorités des deux pays partageant l’île d’Haïti, notamment le service diplomatique haïtien, de s’emparer de ces dossiers qui ont plongé un grand nombre de personnes dans la désolation afin que lumière soit faite.

Les conditions dans lesquelles vivent les migrants haïtiens en terre voisine sont quasiment déplorables. Subissant au quotidien le racisme, ces derniers doivent aussi subir la brutalité des agents de la migration dominicaine. Alors qu’Haïti continue à faire face aux violences perpétrées par les gangs armés criminels, des personnes qui y sont affectés ne trouvent d’autres moyens que de se rendre en territoire voisin. Cependant, à quel fin ?

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