Le Premier Ministre Ariel Henry déclaré persona non grata en République Dominicaine

Le Premier Ministre Ariel Henry déclaré persona non grata en République Dominicaine

Toujours dans l’impossibilité de regagner le pays, en raison de l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, le Premier Ministre de facto et impopulaire, Ariel Henry est désormais déclaré persona non grata en République Dominicaine.

Alors qu’aucune voie de transite ne s’offre toujours au chef du gouvernement décrié pour rejoindre la capitale haïtienne, la situation devient davantage compliquée pour celui-ci qui reste bloqué à Porto Rico. Si dans un premier temps, les autorités dominicaines avaient catégoriquement refusé l’atterrissage d’un avion privé qui transportait le locataire de la Primature, ce samedi, les dirigeants de la République voisine ont tout simplement anticipé une énième démarche du genre en déclarant que le neurochirurgien n’est plus le bienvenu sur leur territoire.

«Le Premier Ministre haïtien Ariel Henry n’est pas le bienvenu dans le pays pour des raisons de sécurité», a déclaré le Président de la République dominicaine, Luis Abinader tout en exprimant son inquiétude quant à la sécurité dans son pays dans un contexte où la crise sécuritaire en Haïti a accrue.

Il faut souligner que ces déclarations du chef de l’État dominicain fait suite à des rumeurs qui circulaient faisant croire que les autorités de l’autre côté de l’île d’Haïti auraient accepté une proposition visant à permettre au Premier Ministre de facto Ariel Henry de transiter sur leur territoire afin de rentrer secrètement en Haïti.

Pour l’instant, pendant que le chef du gouvernement impopulaire n’est pas en mesure de mettre pieds à terre dans la capitale haïtienne de même que des ministres qui sont actuellement en terre étrangère, l’aire métropolitaine de Port-au-Prince continue à offrir le spectacle d’une spirale de violences où les bandits armés criminels continuent d’imposer leurs lois comme bon leur semble.

Malgré le prolongement de l’État d’urgence, les autorités concernées n’arrivent toujours pas à reprendre le contrôle de la situation. Chaque jour qui passe, de nouvelles infrastructures publiques font les frais. La crise humanitaire a pris aussi une toute autre envergure en raison des produits de première nécessité, l’eau et le carburant qui ne sont presque plus disponibles dans la capitale haïtienne.

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