Les six principaux types de forces de police décentralisées que la plupart des pays, y compris Haïti, devraient avoir

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La plupart des pays organisés devraient avoir au moins ces six forces de police décentralisées car ils ont des frontières avec d’autres pays et trois niveaux de gouvernement : local, régional et national. Le Canada est un excellent exemple. Le gouvernement de Montréal est local, le gouvernement du Québec est régional et le gouvernement fédéral du Canada est national. Certains pays organisés ont quatre niveaux de gouvernement : 2 locaux, un régional et un national. Les États-Unis d’Amérique sont un excellent exemple. Aux États-Unis, il y a : le gouvernement municipal qui est local, le gouvernement de comté qui est local, le gouvernement d’État qui est régional et le gouvernement fédéral qui est national. En France, il y a les gouvernements communaux qui sont locaux, les gouvernements départementaux qui sont locaux, les gouvernements régionaux et le gouvernement national. En Haïti, nous avons le gouvernement de section communale qui est local, le gouvernement communal qui est local, le gouvernement départemental qui est régional et le gouvernement national. Certains pays comme le Royaume-Uni et le Japon ont deux niveaux de gouvernement : local et national. Le gouvernement de Londres est local et le gouvernement du Royaume-Uni est Naitonal. Le gouvernement de Tokyo est local et le gouvernement du Japon est national.

Il existe deux principaux types de système de police dans le monde : Police centralisée et police décentralisée. Un système de police centralisé est un type de police composé de différentes unités qui sont commandées et contrôlées de manière centralisée par une chaîne de commandement verticale et une telle institution de police a une juridiction illimitée sur tout le territoire du pays. La France, Haïti, la République dominicaine, l’Espagne, l’Italie, l’Argentine, la Colombie, la République populaire de Chine, la Russie, etc. ont un système de police centralisé. Le système de police décentralisé est un système où il n’y a pas de commandement central du système de police. Dans ce système de police décentralisé, les différents niveaux de gouvernement sont responsables de leur propre maintien de l’ordre et travaillent ensemble sous forme de partenariat. Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon sont d’excellents exemples de ce système de police. Selon l’IACP ou l’association internationale des chefs de police qui se concentre sur la recherche policière basée à Washington, DC, le système de police décentralisé est le meilleur système de police.

Contrairement au système de police centralisé, au lieu d’avoir une grande force de police composée de beaucoup d’unités parfois, 25 à 30 unités ou plus, le système de police décentralisé est livré avec plusieurs systèmes de police autonomes, travaillant côte à côte avec des responsabilités différentes et parfois se chevauchant. . Les six types principaux sont :

1)La Police locale………… ou police municipale qui est chargée de patrouiller les quartiers, de contrôler la circulation, d’appeler d’urgence, de délivrer des mandats, de rédiger des citations, d’arrêter les contrevenants, de lutter contre les enlèvements, de lutter contre les gangs, de soumettre des rapports. C’est ce que j’appelle la police de première ligne. C’est la police la plus importante. La police de la ville de Miami, le service de police de la ville de New York, le service de police de Montréal au Canada en sont de bons exemples. Si la Police nationale haïtienne est composée de 16 000 agents, 50 % ou 8 000 iraient à la police locale.

2) La police régionale………… ou la police du shérif ou la police départementale sont chargées de : entretenir les prisons régionales, protéger les politiciens régionaux ou departementaux tels qu’un premier delegue departemental, s’assurer que les routes nationales sont sûres dans sa juridiction et d’autres activités qui pourraient lui être assignées . La Sûreté du Québec, les Florida State Troopers en sont de bons exemples. Si la Police Nationale compte 16 00 agents, 30 % soit 4 800 iraient à la police départementale.

3) La police d’État………… La mission première de la police d’État est de protéger les agents de l’État tels que le président, le premier ministre, les présidents du sénat et de la chambre des députés, les juges de la Cour suprême et autres juges et les bâtiments nationaux ou fédéraux. Les services secrets, la police du Capitole, la police de la Cour suprême sont d’excellents exemples aux États-Unis. Le service de protection parlementaire du Canada est aussi un exemple. Si la Police Nationale d’Haïti est composée de 16 000 agents, 10 % soit 1 600 iraient à la Police d’État

4)La Police Diplomatique…………..la mission première de la police diplomatique est de protéger les différents ambassadeurs, les organisations internationales, les actifs diplomatiques tels que les ambassades, le personnel, la lutte contre la fraude aux visas et passeports, et d’autres activités qui peuvent être assignées à cette force. L’agence des services diplomatiques des États-Unis en est un excellent exemple. Si la Police Nationale d’Haïti est composée de 16 000 agents, 5% ou 800 iraient à la police diplomatique.

5)La police des frontières…………Sa responsabilité est de faciliter la circulation de l’immigration légale et des marchandises tout en empêchant le trafic illégal de personnes et de contrebande et d’autres activités qui peuvent lui être assignées par le gouvernement. L’Agence des services frontaliers du Canada et la patrouille frontalière des États-Unis en sont d’excellents exemples. Si la Police Nationale d’Haïti est composée de 16 000 agents, 6% soit 960 agents iraient à la police des frontiers.

6) La Police judiciaire ……… C’est la police d’enquête. .Son travail consiste à superviser d’autres services de police tels que : Polices locales, départementales ou régionales, étatiques, frontalières, diplomatiques, etc. combattre corruption, droits civiques, crimes violents, délinquants majeurs, etc. et les soumettre à la justice qui sont le système judiciaire et le système pénitentiaire. Le Federal Bureau of Investigation (FBI) aux États-Unis, la Gendarmerie royale du Canada, la National Crime Agency au Royaume-Uni, L’Agence Nationale de police du Japon en sont d’excellents exemples. Si la police nationale haïtienne est composée de 16 000 agents, 20 % ou 3 200 iraient à la DCPJ ( direction centrale de la police judiciaire). Ces chiffres ne sont que des exemples qui peuvent être modifiés en fonction de la réalité sur le terrain.

Pour la Police nationale haïtienne, au lieu d’avoir un système de police centralisé avec 20 à 30 unités différentes, la police peut être divisée en ces six types de police différents ou plus, dépendre de la réalité sur le terrain pour mieux servir le peuple haïtien, le visiteurs et diplomates. Chacune de ces forces de police serait indépendante et composée de 3 à 5 unités différentes seulement. La DCPJ ou Direction centrale de la police judiciaire serait une police à part entière comme le FBI. L’unité de sécurité diplomatique serait une force de police à elle seule. L’unité de sécurité judiciaire, l’unité de sécurité générale du palais (USGPN), l’unité de la garde présidentielle, l’unité parlementaire seraient réunies en une seule force de police appelée police d’État, l’unité des frontières serait une police distincte, les unités départementales seraient être des forces de police distinctes et les unités des commissariats de la ville seraient des forces de police indépendantes. A l’exception de la police communale et des polices départementales qui relèveraient des gouvernements respectifs, des villes et des départements, les directeurs de la police judiciaire, des frontières, de l’Etat et diplomatique seraient nommés par le président et agréés par le sénat du pays. Chacune de ces forces policières travaillerait côte à côte pour assurer un contrôle et un contrepoids.

L’avenir d’Haïti est entre les mains de ses institutions. Plus ils seront réformés, meilleur sera le pays. Cette idée qu’une personne viendra un jour en tant que président et résoudra tous les problèmes est un mythe. Il appartient aux différentes élites du pays de proposer des solutions basées sur leurs connaissances respectives.

Archange Deshommes, auteur du livre: Democratie pour la Crise haïtienne: Des idees pour les reformes politiques en Haiti ( disponible sur Adeshommes@hotmail.com / Amazon.com)
Auteur de plus de 50 articles sur Haïti et le monde

Adeshommes@hotmail.com

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