L’OPC exige une enquête pour déterminer les circonstances de la mort des agents de la BSAP

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Dans une note rendue publique, jeudi 8 février 2024, l’Office de la Protection du Citoyen exige une enquête approfondie sur les circonstances de la mort violente des agents de la BSAP à Laboule et appelle au respect des principes démocratiques.

Si des sources policières ont confirmé que la mort tragique des cinq agents de la BSAP, à Laboule, commune de Pétion-Ville, mercredi 7 février 2024, a eu lieu lors des échanges de tirs avec les forces de l’ordre, certains restent septiques quant à cette information. C’est le cas de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) qui exige une enquête approfondie sur les circonstances qui entourent ce drame

En effet, dans une note publiée, jeudi, l’instance indépendante qui fait la promotion des droits humains dans le pays a exprimé ses préoccupations face à la situation que vit actuellement le pays. Apprenant que plusieurs agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) sont mortellement blessés et que les informations font croire qu’ils ont été abattus par des policiers lors des échanges de tirs, l’institution de défense des droits de l’homme exige des autorités concernées, la formation d’une commission chargée de mener une enquête approfondie.

“Nous exigeons des autorités étatiques, la formation, sans délai, d’une commission d’enquête indépendante, chargée de déterminer les circonstances de cette tuerie aux fins de fixer les degrés éventuels de responsabilités au regard de la théorie de commandement, reconnue en matière de droits de l’homme” a précisé l’OPC

À rappeler que Zéphyrin Daniel, Mackendy Veillard, Dorvil Jean Fontange, Chrisner Désir et Clersaint Thomas, sont les noms des 5 agents de la BSAP qui ont été abattus. Trois autres dont une femme ont été appréhendés dans la même occasion par les forces de l’ordre. Il s’agit de Hervé Lanio, Paul Sindia et Clerty Clernius.

Par ailleurs, l’Office de la Protection du Citoyen a dénoncé les actes de violences subies par des journalistes dans la journée du 7 février, jour qui ramène le 38e anniversaire du renoncement du peuple haïtien à la dictature et autre régime totalitaire. L’instance appelle toutes les parties concernées au respect de la liberté de la presse, en particulier, et des principes démocratiques, en général.

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