Marche contre la dictature ce dimanche: La population est invitée dans les rues.

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À l’initiative de plusieurs organisations de droits humains, syndicales et du secteur privé, une marche pour dire non à la dictature en Haïti est prévue pour demain dimanche 14 février, date du début des trois (3) jours Gras.

Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 12 février, au jardin de Kiskeya, en présence de plusieurs militants politique, les représentants des secteurs syndicales, droits humains entre autres, ont réaffirmé leur détermination à lutter contre toutes formes de dictature dans le pays et invitent la population à fouler le macadam en vue de dénoncer les actes de violences et d’intimidations dont elle sont l’objet précisément les journalistes et les millitants.

Pour Dominique St Éloi, un représentant du secteur syndical, le président de facto Jovenel Moïse a instauré un régime dictatoriale dans le pays.

 » Nous faisons appel à la mobilisation citoyenne sur toute l’étendue du territoire national, pour dénoncer ce régime dictatorial instauré par Jovenel Moïse. Pour dire non à la violence faite sur les femmes, non au kidnapping, non aux actes abusifs faits sur les journalistes. Nous demandons également à la communauté internationale de jeter un regard sur la situation actuelle que vit la population Haïtienne. Cette marche sera le symbole de notre délivrance. Non à la dictature ! », a crié M. St Éloi.

Georges Franck Wilbert, a pour sa part, dénoncé le comportement de la communauté internationale. Selon lui, le BINUH à travers ces rapports, encourage la fédération des groupes armés dans le pays. Il a en outre déploré l’appui de l’OEA accordé au pouvoir en place qui, selon lui, est illégitime.

« Nous nous demandons comment serait-il possible que le BINUH encourage la fédération des gangs armés dans le pays. Au jour le jour, l’OEA ne cesse de supporter ce pouvoir qui étrangle la population Haïtienne. Aucun pouvoir dictatorial ne sera installé dans le pays. Nous allons nous battre pour faire respecter nos droits en tant qu’êtres humains « , a déclaré le syndicaliste.

Dans la même veine, plusieurs citoyens et militants ont investi ce vendredi, les rues de la capitale toujours dans le but de dénoncer les actes répressifs que subissent militants et journalistes, lors des mouvements de mobilisations.

Maxime Louissaint.

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