Massacre au Salvador : 62 meurtres en 24 heures, état d’urgence déclaré

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Nouveau bilan dramatique de la guerre entre gangs, le Parlement de Salvador approuve l’instauration de l’état d’urgence. Rien qu’hier, 62 meurtres ont été enregistrés au Salvador dans le cadre de la guerre des gangs.

massacre au Salvador

Ces dernières heures, la police et l’armée ont arrêté de nombreux chefs du gang de Mara Salvatrucha (MS-13). Entre autres mesures, l’état d’urgence limite les rassemblements et autorise les arrestations sans mandat. « Nous ne reculerons pas dans cette bataille écrit la police sur twitter, nous ne nous arrêterons pas tant que les criminels responsables de ces actes ne seront pas capturés et traduits en justice ».

Entre-temps, le Parlement a approuvé l’état d’urgence dans le pays à une large majorité. Le président de l’Assemblée législative l’a annoncé. Le décret proclame un régime d’urgence sur l’ensemble du territoire national résultant de troubles graves à l’ordre public par des groupes criminels.

Le pays doit laisser les agents et les soldats faire leur travail et doit les défendre des accusations de ceux qui protègent les membres des gangs, a-t-il ajouté, dans le communiqué tweeté par le président du Congrès Ernesto Castro.

Les autorités affirment que les gangs MS-13 et Barrio-18, entre autres, comptent environ 70 000 membres et sont responsables d’homicides, d’extorsion et de trafic de drogue. La police a déclaré que le dernier bain de sang avait fait 12 morts dans le département central de La Libertad, ainsi que neuf dans la capitale, San Salvador, et dans le département occidental d’Ahuachapan, les autres meurtres étant répartis dans tout le pays.

À rappeler qu’en avril 2020, alors que le coronavirus balayait le pays, le président Bukele a imposé un confinement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 aux membres de gangs emprisonnés après que plus de 50 personnes ont été tuées en trois jours.

Il a fait valoir que de nombreux meurtres avaient été ordonnés derrière les barreaux et a déclaré que les prisonniers appartenant à des gangs rivaux seraient obligés de partager des cellules dans le but de rompre les lignes de communication.

Robinson JEROME

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