Me. Arnel Rémy fixe sa position en ce qui a trait à l’intervention de la MMS

Arnel Remy Avocat

En lieu et place de l’intervention de la MMS, nombreuses structures de la société civile optent davantage pour un renforcement de la Police Nationale d’Haïti. Ces dernières s’opposent donc à l’intervention d’une force étrangère sur le sol haïtien. C’est le cas de Me. Arnel Rémy, Avocat au Barreau de Port-au-Prince.

Partout dans la région métropolitaine ainsi que dans d’autres villes de province notamment dans l’Artibonite, les gangs armés criminels règnent en maîtres en tuant, massacrant, violant collectivement des femmes et des petites filles mais aussi en kidnappant qui ils souhaitent. Un dernier rapport rendu public par le Bureau Intégré des Nations- Unies (BINUH) a fait un tableau sombre de ce qui se passe actuellement dans le pays sous l’administration du PM Ariel Henry.

La situation sécuritaire devenant de plus en plus délicate, c’est autant que l’intervention de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité est davantage sollicitée. Les acteurs locaux ainsi qu’internationaux font appel à cette force pour venir aider la Police Nationale d’Haïti (PNH) à combattre le grand banditisme dans le pays. Bien qu’ils sont nombreux à appuyer cette décision qui fait unanimité, cela n’empêche pas que d’autres ne l’approuvent pas, et ils l’expriment clairement.

S’alarmant suite au rapport du BINUH sur la situation sécuritaire en Haïti, Me Arnel Rémy, Directeur exécutif du Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHO), se dit opposé à l’idée qu’une force étrangère foule le sol haïtien pour combattre les gangs armés. Selon le défenseur des droits humains, il est prioritaire de renforcer les structures de l’institution policière locale à savoir la PNH au lieu de se focaliser sur la venue de la MMS.

À rappeler qu’en début de semaine le Bureau Intégré des Nations-Unies a publié un rapport sur les actes de violences commises par les gangs armés criminels dans l’Artibonite. Il a recensé plus de 2000 personnes tuées, plusieurs centaines de cas d’enlèvements et de viol. Bien qu’alarmé par l’intensification de la violence en sollicitant l’intervention rapide de la force multinationale, le BINUH appuie que la PNH pourrait mieux intervenir dans le département.

LIRE AUSSI

PressLakay