Moïse Jean Charles laisse tomber son ego et tend sa main vers l’autre branche de l’opposition pour capoter Jovenel Moïse

Les choses semblent désormais emballer pour que les mobilisations antigouvernementales resurgissent en vue d’exiger le départ du président Jovenel Moïse.

Accusé de corruption et de détournement de fonds publics dans le deuxième rapport d’audit de la gestion des fonds du programme petrocaribe à travers sa compagnie AGRITRANS S.A, l’élu du PHTK fait l’objet aujourd’hui d’un scandale de corruption que la presse internationale s’empresse d’en parler.

Face à cette situation qui préoccupe l’esprit de l’opinion publique depuis la publication du deuxième rapport, les petrochallengers s’arrangent déjà pour refouler le macadam dans le dessein d’imposer le déracinement du premier citoyen de la nation accusé d’un stratagème scandale de corruption par la CSC/CA. Le 9 juin prochain, sous l’instigation du groupe des « Petrochallengers » le pays est appelé à gagner les rues à travers une journée de mobilisation générale toujours pour exiger au chef de l’État de renoncer à son mandat.

L’opposition politique haïtienne qui s’est toujours plongée dans une vague mésentente et de division avec d’un côté Moïse Jean Charles et de l’autre bourg le secteur populaire dit démocratique, serait sur le point de se mettre ensemble cette fois-ci pour contraindre à l’équipe en place de jeter l’éponge et faire place à un gouvernement de transition.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi pour la relance des mobilisations antigouvernementales, le secrétaire général du parti politique Pitit Desalin a ouvertement reconnu son égocentrisme qui selon lui sert d’un manque à gagner à la lutte pour le chambardement d’un système qu’il a toujours la couille de dénoncer. L’ancien sénateur de la république a appelé les autres branches de l’opposition politique à faire un front commun autour d’une seule idée et des objectifs communs en vue de coincer le président de la république qui est devenu impuissant de s’abdiquer.

Il a franchi une nouvelle barrière en avouant publiquement que par le passé, qu’il y avait eu un vent de division et de cacophonie au sein de l’opposition politique qui a été un avantage pour le pouvoir en place qui est en chute libre depuis plus d’un an. Pour l’ancien candidat à la magistrature suprême de l’État haïtien qui a fait son mea-culpa, le moment est venu pour qu’ils se mettent ensemble quelque soit l’appartenance politique du groupe en question pour reprendre les mobilisations à partir de dimanche prochain à travers tout le pays jusqu’à la démission de Jovenel Moïse qui devrait se mettre, dit-il à la disposition de la justice pour son implication présumée dans le gaspillage des fonds du programme petrocaribe.

Parallèlement, il continue de demander en autres, la table rase, un gouvernement de transition où le président sera choisi à la cour de Cassation, la conférence nationale souveraine, le procès petrocaribe et les États Généraux de la Nation qui va déboucher sur l’arrivée d’un nouveau système estime-t-il, car celle actuel arrive à son terme soutient Moïse Jean Charles.

Maintenant reste à savoir si les autres branches de l’opposition vont accepter de répondre à l’appel de Moïse Jean Charles. Il faut se rappeler qu’hier dans le même temps, le secteur populaire dit démocratique a organisé une conférence de presse pour se statuer sur les prochaines journées de mobilisations dont celle du dimanche 9 juin programmée par les Petrochallengers. Schiller Louidor et André Michel demandent à la population haïtienne en général de se soulever à travers des marches pacifiques disent-ils pour contraindre au locataire du palais national de démissionner. Pour eux, s’il refuse de renoncer, ce sera une grande déclaration de guerre soutiennent-ils, pour lancer la mobilisation.

RICHEMOND Johnson

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