ONU : la crise haïtienne pourrait devenir une menace pour la région selon Abinader

ONU : la crise haïtienne pourrait devenir une menace pour la région selon Abinader

Dans son discours aux débats généraux qui se tiennent à New-York, ce mercredi 20 septembre 2023, le président dominicain Luis Abinader a averti que la crise haïtienne pourrait devenir une menace pour la région. Il a aussi mis en garde les membres de l’organisation de ne pas permettre à ce que le pays devienne « la chronique d’une tragédie annoncée ».

Comme annoncé, le Chef-d’État dominicain Luis Abinader a fait son discours devant la tribune des Nations Unies, ce mercredi, dans le cadre de la 78e Assemblée Générale de l’ONU. Avec son agenda chargé de divers dossiers dont la crise sécuritaire qui sévit en Haïti de même que le conflit diplomatique engendré à cause de la construction du canal sur la rivière Massacre à Ouanaminthe, le dirigeant dominicain n’a pas manqué d’en mettre plein à l’oreille des participants à la séance plénière y compris le Premier Ministre a.i Ariel Henry.

Dans la foulée, M. Abinader a touché en profondeur la crise sécuritaire haïtienne qui, d’après lui, n’est pas seulement un problème pour le peuple haïtien, mais aussi pour les deux pays qui partagent l’île. Il a aussi indiqué que c’est une des raisons pour lesquelles il a soutenu la position du Président américain Joe Biden en ce qui a trait à l’envoi d’une force multinationale dans le pays afin d’aider à combattre l’insécurité.

“Monsieur le Président (Président de l’ONU), le problème d’Haïti n’est plus en Haïti, il est entre les mains de la communauté internationale et pour cette raison nous soutenons la position du Président des États-Unis, Joe Biden, et je le répète , le Conseil de sécurité doit veiller de toute urgence à ce que la mission de sécurité soit soutenue par l’ONU” a déclaré le Président dominicain.

Il a de même insisté sur le fait que le temps d’intervenir en Haïti était compté et qu’une réponse de l’ONU devait donc être donné immédiatement. “Nous appelons également le Conseil de sécurité à approuver ladite résolution, Maintenant ! Parce que le temps était compté.” a lâché Abinader.

“Puisse ce moment, lors de la soixante-dix-huitième session ordinaire de l’Assemblée générale, marque une renaissance de notre détermination collective à forger un avenir plus sûr, inclusif et durable pour Haïti et pour tous”, a-t-il fermement poursuivi en s’adressant aux participants à l’ONU.

En ce qui concerne la crise diplomatique avec Haïti, Abinader a aussi assuré qu’il ne compte pas entrer en confrontation avec le gouvernement haïtien malgré la fermeture des frontières. Dans le même temps, il a réaffirmé le droit de la République dominicaine de défendre les eaux de la rivière Masacre.

“Nous n’avons ni ne désirons ni ne cherchons une confrontation avec le peuple haïtien. Mais nous sommes confrontés à des acteurs incontrôlables qui entretiennent l’insécurité en Haïti pour leurs propres intérêts. Et maintenant, ils conspirent également contre la sécurité de leur gouvernement” a-t-il fait savoir.

Il a souligné que la construction du canal, par les Haïtiens, sur la rivière Massacre constitue «une rupture de l’ordre public par des éléments criminels sans aucune revendication politique ou idéologique et que, par conséquent, les autorités haïtiennes doivent intervenir au plus vite.

Si le Chef-d’État dominicain a fait valoir son point de vue aujourd’hui, à la 78e Assemblée Générale des Nations Unies, reste à attendre la déclaration du Premier ministre de facto Ariel Henry. Soulignons que celui-ci fera sa déclaration, vendredi 23 septembre prochain

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