Plus de 53 000 personnes ont dû laisser la région métropolitaine à cause de l’insécurité

Plus de 53 000 personnes ont dû laisser la région métropolitaine à cause de l’insécurité

Depuis le début de l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’aire métropolitaine, fin février jusqu’au 27 mars dernier, plus de 53 000 personnes ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles pour se rendre dans les villes de province. C’est ce qu’a indiqué l’OIM.

Les violences perpétrées par les gangs armés criminels continuent de plus belle dans la capitale haïtienne. Infrastructures policières, institutions publiques et même des établissements scolaires n’échappent pas aux assauts des bandits. Alors que la région métropolitaine est totalement plongée dans le chaos et que les responsables n’ont toujours pas trouvé aucune solution pour remédier rapidement à la situation, la population civile est bien obligée de fuir les zones contrôlées par les bandes criminelles.

D’après les dernières données fournies par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), ils sont au nombre de 53125, ceux qui ont dû laisser la région métropolitaine exactement un mois depuis le début de l’escalade de violences coordonnés par les gangs armés.

“La majorité d’ entre eux ( 6,1 %) ont pris des moyens de transport à destination des départements du Grand Sud ( Grande’Anse , Sud, Nippes et Sud-Est).” a précisé l’organisme des Nations Unies.

Avec cette nouvelle vague de déplacements vers cette région du pays, cette dernière a donc accueilli plus de 169 000 personnes durant ces derniers mois. Il convient de souligner, selon l’OIM, que les communes du Grand Sud ne disposent pas d’infrastructures et de ressources suffisantes pour répondre à ces flux de déplacements massifs en provenance de la région métropolitaine.

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