Politique | La création d’un bloc majoritaire au sein du CPT pose problème selon Fritz Alphonse Jean

Fritz Jean

Après la publication de la note qui dénonce la manœuvre du bloc majoritaire au sein du Conseil Présidentiel de transition ayant conduit à la désignation de Edgard Leblanc Fils comme Coordonnateur, le Conseiller Fritz Alphonse Jean clarifie la position de l’Accord Montana.

La désignation du représentant du Collectif 30 janvier comme Président du conseil présidentiel a suscité des discussions au sein de la classe politique. Si certains approuvent la démarche ; d’autres expriment leur mécontentement et appellent même à l’organisation d’une élection présidentielle et au respect de l’accord du 3 avril 2024. C’est le cas du parti politique Fanmi Lavalas et les signataires de l’accord Montana.

Intervenant à l’émission « PanelMagik » sur Magik9, ce jeudi 2 mai 2024, le représentant de l’Accord Montana au sein du Conseil Présidentiel de transition, Fritz Alphonse Jean a clarifié la position de son parti. Le Conseiller a fait savoir qu’il n’a aucun problème avec le choix de Edgard Leblanc Fils comme Coordonnateur du Collège Présidentiel. Selon lui, ce qui pose problème, c’est la création d’un bloc majoritaire au sein de la structure politique créée dans un but consensuel.

“Je n’ai pas de problème avec ce choix, mais plutôt avec l’accord paraphé entre les 4 secteurs portant le nom du Bloc Majoritaire Indissoluble.” a-t-il expliqué soulignant qu’elle viole toutes les clauses de l’accord du 3 avril concernant la gouvernance du gouvernement intérimaire.

En effet, alors que l’élection n’avait pas eu lieu comme prévu, un bloc majoritaire composé des représentants de la plateforme Pitit Desalin, de EDE/RED/Compromis Historique, de l’accord du 21 Décembre et du Collectif du 30 janvier a désigné le Conseiller Edgar Leblanc comme Président du CPT.

“ Si ces secteurs pensent qu’ils vont piller des institutions comme ONA, les Douanes et autres, ils le feront sans nous,” a martelé l’ex-gouverneur de la BRH envisageant ainsi un retrait de l’organisme qu’il représente au sein de la structure politique.

Pendant que le pays continue à plonger dans le chaos, les membres du CPT n’arrivent toujours pas à s’entendre dans les démarches qu’ils entreprises. Les uns comme les autres cherchent à tout prix à avoir leur emprise sur l’organisme politique récemment nommé à la tête du pouvoir en Haïti.

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