Port-au-Prince : la cité de la mort

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Des rigoles de sang coulent à flots. Des cadavres sont éparpillés ça et là sur la chaussée. Des odeurs nauséabondes se dégagent. Le tableau est déconcertant, sombre dans la capitale Haïtienne. La peur habite la population.

Parler de Port-au-Prince ces derniers jours, c’est faire référence à l’angoisse, la peur, l’inquiétude. Depuis une décennie, la capitale haïtienne est devenue un enfer pour son peuple. Et pas une journée ne passe dans le calme, sans compter des corps sans vie dévorés par des porcs et des chiens. Les victimes des gangs armés sont considérables, surtout à l’entrée Sud de la capitale. Kidnapping, viol, tuerie, ce sont entre autres le quotidien de cette nation assoiffée d’une nouvelle vie, de sécurité, d’un mieux être.

Virgile Lorna Rose Fils-Aimé, la nouvelle victime de l’insécurité grandissante à l’entrée Sud de la capitale. Selon les informations disponibles, elle a été tuée par une balle à la tête à Martissant, non loin du centre des médecins sans Frontières. Cette infirmière se trouvait à bord d’une ambulance quand les bandits ont ouvert le feu. Cette nouvelle a plongé tout le monde dans une profonde peine. Depuis un mois, des bandits lourdement armés gouvernement la 3e circonscription du pays. Ils décident quand le soleil se lève et se couche dans cette commune. Et d’un autre côté, les autorités haïtiennes n’ont rien fait pour remédier à cette situation inquiétante.

«La situation actuelle du pays est d’une part économique et politique. Penchons sur la situation politique. Les dirigeants haïtiens ne sont pas à la hauteur de cette lourde tâche et ils n’ont aucune formation. Donc, ils sont impuissants face à toutes ces dérives imposées par les bandits », témoigne une jeune étudiante en sciences juridiques sous couvert de l’ anonymat

Parallèlement, Rysdaël Clébert Duvelsaint, étudiant en psychologie, à l’UEH et un jeune très conséquent se dit très inquiet « c’est une situation très inquiétante dans la mesure où la liberté d’expression comme principe fondamental dans toute démocratie est de plus en plus bafouée. Les journalistes sont persécutés, les bandits font la loi et l’État incompétent, c’est le signe d’une situation de déchéance généralisée», déclare le jeune.

«Je ne peux pas, comme de nombreux autres jeunes, espérer d’un avenir meilleur dans ce pays. Il faut finalement une volonté, si l’on veut pallier ces problèmes et rendre le pays plus ou moins vivable», poursuit Duvelsaint.

La population Haïtienne vit quotidiennement dans l’incertitude totale. Alors que les dirigeants ne rêvent que de deux projets; l’organisation des prochaines élections et le référendum.

Billy Gervé

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