Rapports de ULCC: Les Inquiétudes de Me. Gousse envers l’ULCC

Rapports de ULCC: Les Inquiétudes de Me. Gousse envers l'ULCC

Rapports de l’ULCC : Me. Bernard Gousse fait appel à des procédures judiciaires pour la réalisation de procès

En ce qui a trait aux rapports d’enquêtes de l’ULCC, l’homme politique haïtien, Me. Bernard Gousse fait appel à des procédures judiciaires équitables qui déboucheront sur des condamnations. Ce qui permettrait que ceux-ci produisent les effets escomptés. Le Doyen de la Faculté des Sciences Politiques et Juridiques de l’Université Quisqueya (UniQ) s’est plaint aussi de voir que seulement deux dirigeants soient condamnés pour corruption et crime financier depuis la création de l’institution en 2004.

Les rapports d’enquêtes de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) ont été remis au Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me. Edler Guillaume et rendus publics, il y a de cela deux semaines, et continuent à soulever maints débats dans la société civile. Qu’adviendront tous les personnes accusées d’avoir détourné les deniers publics ? Seront-elles jugées puis envoyées en prison ? Autant de questions se posent plus d’un.

Alors que plusieurs personnalités indexées dans les 11 documents d’enquête de l’institution sont déjà invitées au Parquet de Port-au-Prince, certaines d’entre eux sont même déjà auditionnées [dont l’ex DGA de l’ONA, Stéphanie Modestin], certaines personnalités et institutions attendent des recours judiciaires pour que les rapports révélateurs de cas criants de corruption au niveau de l’administration publique produisent les effets escomptés.

Intervenant, lundi 27 novembre 2023, dans un média de la capitale, le politologue et ex-Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me. Bernard Gousse a appelé les instances judiciaires internes de se pencher sur les rapports de de l’entité étatique qui lutte contre la corruption dans le pays. Le professeur d’université a dit espérer que les procédures judiciaires se soient débouchées sur des procès équitables aboutissant à des éventuelles condamnations ou autres.

“Les convocations du commissaire du gouvernement en ce qui a trait au dossier sont importantes mais doivent aussi déboucher sur des procédures judiciaires afin que des procès puissent avoir lieu. Ce qui aboutirait certainement à des éventuelles condamnations.” a fait savoir l’ex titulaire du MJSP sous le gouvernement intérimaire de 2004.

Par ailleurs, M. Gousse a déploré le fait que depuis la création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption, il y a de cela 19 ans, seulement deux dirigeants ont été condamnés pour les crimes financiers dont ils étaient accusés dans des rapports d’enquêtes produits par cet organisme du gouvernement alors que ce dernier en a publié un grand nombre.

“En 2020, nous avons fait ce constat. Aujourd’hui, nous avons plusieurs documents révélant des cas criants de corruption qui sont délivrés par l’institution (…) Des fonctionnaires de l’État ont en leur possession des sommes colossales et cela, de manière soudaine. Ces derniers doivent s’expliquer par devant des instances judiciaires. S’ils sont condamnables que la justice haïtienne prenne ses responsabilités.” a déclaré le politologue.

À souligner que depuis la publication des 11 rapports d’enquête produits par l’ULCC, plusieurs personnalités indexées sont déjà convoquées au niveau du Parquet de Port-au-Prince. L’ancienne Directrice adjointe de l’ONA a été menée par les forces de l’ordre auprès du Commissaire du Gouvernement, Me. Edler Guillaume qui l’a auditionné puis libérée pour des raisons humanitaires alors qu’elle devrait être détenue d’après les dires du Chef du Parquet. Il en avait profité aussi pour mettre l’action publique en mouvement contre tous ceux qui ont boudé les convocations.

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