RD : Le commerce des œufs en faillite, l’intervention d’une banque agricole vivement sollicitée

RD : Le commerce des œufs en faillite, l’intervention d’une banque agricole vivement sollicitée

Depuis la fermeture de la frontière haïtiano-dominicaine, il y a près de 15 jours, les commerçants dominicains dans le secteur des œufs ne cessent d’enregistrer des pertes. D’après eux, si cela continue, le secteur risque de faire faillite. De ce fait, ils réclament l’intervention d’une banque agricole.

Quarante-quatre millions, c’est la quantité d’œufs que la République voisine à cesser de commercialiser avec Haïti à cause de la fermeture de la frontière. Malgré la décision du gouvernement dominicain d’acheter les produits périssables qui sont susceptibles d’être vendus au niveau des postes frontaliers, cela ne donc suffit pas pour que les producteurs de l’autre côté de la frontière soient épargnés d’une éventuelle faillite.

Intervenant à CDN, un média dominicain, le producteur de volaille, Alfranny Ferreira a fait savoir qu’en raison du conflit qui règne entre Haïti et son pays, à cause de la canalisation par les Haïtiens de la rivière Massacre, les produits dominicains sont restés bloqués sur le marché local. Ce qui a provoqué une baisse considérable des prix.

“Ce qui représente une perte d’un million de dollars pour le petits producteurs” a-t-il indiqué tout en avertissant que plusieurs centaines d’entre eux pourraient faire faillite si la situation ne change pas rapidement.

En ce sens, Alfranny a profité de l’occasion pour demander à l’Administrateur général de la Banque agricole, Fernando Durán, le soutien nécessaire aux producteurs de volailles. Il assure qu’ils ont toujours reçu l’aide de Durán pour croître dans ce secteur.

Depuis environ deux semaines, la frontière Haïtiano-Dominicaine est restée fermer sur ordre des autorités dominicaines pour contrecarrer les travaux de captage de l’eau de la rivière Massacre à Ouanaminthe. Une situation qui ne profite pas aux producteurs dominicains et malgré cela, le Président dominicain Luis Abinader reste ferme sur sa décision tandis que les paysans haïtiens engagés dans la construction du canal n’entendent pas lâcher prise eux aussi. Jusqu’où ira ce conflit entre les deux pays qui partagent l’île d’Haïti ?

LIRE AUSSI

PressLakay