Rencontre avec Kelly Craft: l’opposition politique reste ferme sur sa décision de forcer Jovenel Moïse à la démission

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Quelques heures après avoir participé à une importante rencontre avec Madame Kelly Knight Craft, la représentante directe du président américain Donald Trump autour de la crise qui sévit dans le pays, les membres de l’opposition politique haïtienne se sont montrés confiant quant à l’idée de pousser le chef de l’État haïtien Jovenel Moïse à la démission.

Des leaders politiques qui ont pris part à cette assise importante avec la représentante des États-Unis d’Amérique auprès de l’ONU dont Edmond Suplice Beauzile, Youri Lartortue, Évalière Beauplan ont affirmé qu’ils n’ont pas été envoyés par leur secteur pour prendre des leçons et de l’imposition de Madame Craft, délégué en Haïti par le président américain.

« Des gens pensent que nous avons été invités à cette rencontre pour recevoir des leçons de la représentante du président américain. Nous avons été clair et la démission du président Jovenel Moïse est plus que nécessaire », se réjouit Madame Edmonde Supplice Beauzile du regroupement Mache Kontre qui avait participé à la rencontre où elle a fait valoir la position de Mache Kontre qui avait exigé un départ ordonné du président Jovenel Moïse.

De son côté, le coordonnateur national du Parti Ayiti An Aksyon, opposant farouche de l’équipe en place, le sénateur Youri Lartortue, signataire de l’accord de Marriott, est allé dans le même sens pour affirmer que la visite de Madame Craft n’était pas inscrit dans le cadre d’une mission d’imposition ni donné de leçons à des acteurs haïtiens. Elle était venue pour se renseigner sur la nature de la crise qui ronge le pays depuis plus d’un an.

« Je me félicite et surtout les autres leaders politiques qui ont pris part à cette rencontre pour la façon dont ils ont défendu leurs points de vue. Nous avons ont été clair avec Madame Cratf sur la demande du secteur politique de l’opposition et celle de la population haïtienne qui n’est autre que la démission de Jovenel Moïse. Car ce dernier empêche au pays de fonctionner depuis plusieurs mois. », a lâché l’élu du département de l’Artibonite qui a insisté sur la nécessité pour que le pays soit resté mobilisé jusqu’à trouver le départ de Jovenel Moïse.

Par ailleurs, Youri Lartortue a affirmé que madame Kelly Knight Craft, l’émissaire américaine auprès des Nations-Unies semble tromper de ce qu’elle avait compris de la crise dans le pays.
« Dans ses propos, madame Kelly Knight Craft a montré qu’elle n’avait pas doté des données techniques sur la nature de cette crise. À partir de cette rencontre de renseignements, on espère que les États-Unis d’Amérique changeraient de position quant à de nombreux supports accordés à l’équipe au pouvoir », a nuancé le signataire de l’accord de Marriott qui exige sans condition la démission de Jovenel Moïse comme la première possibilité pour la résolution de la crise.

Parallèlement, le parti politique au pouvoir a pris part à cette rencontre par l’entremise de Liné Baltazar, dirigeant du PHTK qui s’est montré clair quant à l’idée de trouver un accord politique inclusif avec tous les partis politiques du pays afin de trouver des mécanismes pouvant aider à résoudre la crise qui secoue l’étendue du territoire national.

« Après plus de deux heures de discussion avec Madame Kelly Knight Craft et les représentants de l’opposition politique, il est plus judicieux de continuer à dialoguer afin de trouver un accord politique inclusif pour continuer à diriger le pays quelques soit la nature de cette entente. Nous sommes des haïtiens, il faut qu’il y ait un dialogue inter-haïtien. », a répondu Liné Baltazar dirigeant du PHTK qui a révélé sous les ondes de la Radio Caraïbes FM ce jeudi matin à l’espace du journal Premye Okazyon que des leaders de l’opposition politique ont eu des conversations avec l’équipe au pouvoir concernant la crise. Cependant il n’a pas révélé les contenus de ces conventions.

Liné Baltazar a pris en exemple des partis politiques qu’il soit de l’opposition ou allié du pouvoir qui n’ont pas mis d’accord sur le contenu du rapport de Marriott et les méthodologies de travaille adoptés qui ont accouché ce document.

« Il y a eu des partis politiques qui réclament la démission du président Jovenel Moïse qui n’ont pas pas paraphé l’accord de Marriott. Le cas pour le parti Fanmi Lavalas. Au niveau du PHTK, nous n’avons pas mis d’accord sur les méthodologies de travaille qui ont donné l’accord. Pour celà, il faut qu’il y ait un dialogue inter-haïtien pour trouver une entente pour faciliter le dénouement de la crise », a poursuivi le dirigeant politique qui se dit opposer à l’idée de forcer à un élu de renoncer à son mandat démocratique.

RICHEMOND Johnson

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