Sébastien Carrière fait la lumière sur les sanctions canadiennes

Sébastien Carrière fait la lumière sur les sanctions canadiennes

Alors que plusieurs personnalités de la classe politique, du secteur privé des affaires et des chefs de gangs notoires ont été mises sous sanctions par le gouvernement canadien, certains s’interrogent encore sur les critères considérés par Ottawa dans ses mesures restrictives. A ce propos, l’ambassadeur canadien, Sébastien Carrière a fait le point sur ce dossier.

Sébastien Carrière fait la lumière sur les sanctions canadiennes

Intervenant à l’émission « Le Point » de la Radio Télévision Métropole, ce jeudi, le diplomate canadien, en fin de carrière dans le pays, a profité pour faire la lumière sur un sujet autour duquel tout le monde s’interroge, les sanctions canadiennes. En effet, depuis plusieurs mois déjà, le Canada est resté au devant de la scène en ce qui a trait au soutien fourni à Haïti dans sa lutte contre l’insécurité. Dans sa démarche, ce dernier s’était entendu à affaiblir les gangs armés qui terrorisent la population haïtienne en sanctionnant tous ceux qui les soutiennent. Diverses personnalités de la classe politique, du secteur privé des affaires ainsi que des chefs de gangs notoires font face, jusqu’à date, aux mesures restrictives canadiennes.

En réaction, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les critères choisis par le gouvernement canadien pour sanctionner un quelconque individu prétendu soutenir les violences des gangs armés dans le pays. Sur ce, le diplomate canadien, accrédité à Port-au-Prince, a répondu clairement. D’après M. Carrière, les sanctions autonomes canadiennes sont basées sur des informations publiques donc qui n’ont pas eu recours à des cellules de renseignement ou de l’espionnage.

« La loi est assez claire sur les critères qui sont examinés afin de déterminer si une personne devrait ou pas être sanctionnée (…) A ce propos, au sein du ministère [le ministère canadien des Affaires étrangères], une équipe d’experts travaillent là-dessus, en faisant des recherches appropriées, pour ensuite les recommandés au ministre des Affaires étrangères. » a expliqué le diplomate canadien.

« Les sanctions autonomes canadiennes sont basées sur des informations de nature publique. Donc, on n’est pas dans le renseignement encore moins de l’espionnage » a-t-il soutenu tout en soulignant qu’il a aussi joué un rôle notamment dans la conception, l’élaboration et l’idée de la politique de ces sanctions infligées à des personnalités haïtiennes.

Parallèlement, l’ambassadeur canadien, Sébastien Carrière a précisé que les personnalités sanctionnées ont le droit de recours puisque les mesures restrictives ont été adoptées en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales, entrée en vigueur, le 3 novembre 2022, et le Règlement d’application de la resolution des Nations-Unies sur Haïti qui est entré en application, une semaine après, soit le 10 novembre 2022.

À noter que les mesures économiques spéciales, prises par le gouvernement canadien a l’encontre de certaines personalités, accusées de soutenir les activités des gangs criminels, impose des restrictions quant aux opérations, notamment un gel des avoirs. Les mesures restrictives autonomes canadiennes visent aussi à interdire aux concernées, le territoire canadien.

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