Sécurité: les opinions divergent sur la venue d’une nouvelle mission de maintien de la paix en Haïti

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La nouvelle est tombée hier dans l’après- midi. C’est le professeur James Boyard qui a vendu la mèche. Les Nations-Unies seraient en train de réfléchir à l’idée d’envoyer une nouvelle mission de maintien de la paix en Haïti. Et les réactions pleuvent déjà. De simples citoyens comme des experts en sécurité publique commencent déjà à se positionner soit pour soit contre.

Les casques bleus de l'ONU
Les casques bleus de l’ONU pour le maintien de la paix

Questionné sur cette éventualité, le Prof. James Boyard avoue qu’il est plus favorable à la mobilisation de moyens et de stratégies locaux pour réprimer les menaces représentées par les gangs armés tant pour la sécurité nationale que pour la sécurité citoyenne.

Cependant, le Prof. Boyard soutient que si les autorités haïtiennes préfèrent que ce soit la communauté internationale qui prenne l’initiative de décréter l’État d’urgence sécuritaire à travers le recours au fameux Chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies, le Gouvernement haïtien aurait intérêt à faire valoir au moins quatre (04) considérations de fond.

 Pour Boyard, il faut que cette Mission soit limitée dans le temps (maximum une année), qu’elle ne dispose pas de Mandat multidimensionnel, mais plutôt d´un Mandat spécifique, quelle soit de nature Offensive et non simplement de Stabilisation et que le Memorandum Of Understanding (MOU) qui sera conclu avec les autorités haïtiennes consacre la reconnaissance de la Responsabilité de ladite Mission pour tout préjudice qui pourrait être causé au territoire.

Certains voient déjà dans cette mission probable le salut d’Haïti

Étant donné que le dossier fait déjà grand bruit,  nombreux sont donc déjà été informés et réagissent.

 » Nous avons une force de police en manque de moyens. Une force armée avec des soldats très peu nombreux et aussi en manque de moyens. Elles ne peuvent lutter efficacement contre la puissance des gangs. Et les actes qu’ils commettent dans le pays prouvent effectivement que la police et l’armée sont incapables », a commenté un citoyen avisé qui requiert l’anonymat.

 » Le palais de justice de la plus grande juridiction d’un pays est aux mains de bandits depuis plusieurs jours. Aucune opération n’est faite pour déloger ces malfrats. Comment expliquer à un étranger que votre tribunal de première instance ou votre parquet est occupé par ces voyous? c’est un non sens », ajoute t-il pour expliquer la nécessité de venir avec la mission pouvant aider la Police à rétablir un climat de paix qui facilitera la tenue d’élection dans le pays.

D’autres s’y opposent et rappellent les actions commises par les soldats de la MINUSTAH

Si en 2004, après le départ d’Aristide le pays était en feu et en sang, il a fallu la présence de contingents étrangers pour aider à la pacification du pays. Mais l’héritage laissé par les soldats de cette mission onusienne est assez lourd, rappelle ce groupe de citoyens.

 » Si cette mission onusienne a aidé au retour de la paix dans le pays, elle nous a donné le choléra qui a emporté plusieurs milliers de citoyens haïtiens. À date aucun dédommagement. Les soldats ont violé nos enfants, ils ont laissé des enfants sans prise en charge. Donc on a plus besoin de telle mission », ont-ils fait remarquer.

Si l’information n’est pas encore officielle, mais de sources proches du gouvernement confirment que le chef du gouvernement, Ariel Henry aurait demandé aux Nations-Unies d’envoyer une force de maintien de paix en Haïti. Il reste maintenant à attendre l’officialisation ou pas  d’une telle demande vue que la police éprouve de nombreux problèmes pour faire face aux assauts des bandits.

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