Société : Haïti, une victime de la dictature et de la démocratie

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En janvier 1804, un groupe d’anciens esclaves qui ne voulaient plus être les victimes du système esclavagiste proclament leur indépendance et jurent de ne plus redevenir esclaves, mais des hommes libres à jamais. À leur tête comme chef de fil, Jean Jacques Dessalines, le père de cette nation révolutionnaire qui a su prendre son indépendance par les armes. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’est devenue cette nation autrefois considérée comme le premier des peuples noirs.

Durant toute son histoire, Haïti n’a connu qu’instabilité politique et économique de tous genres et toutes catégories. Coup d’État et soulèvement populaire sont les plus courants dans ce pays qui se trouve au cœur de l’Amérique Central (Caraïbes) qui a obtenu son indépendance par le prix du sang au dépend de la grande puissance de l’époque, la France.

De 1804

Depuis après la guerre de l’indépendance, les différentes classes et couches sociales qui avaient participer à cette guerre pour la liberté n’ont pas pu trouver un véritable accord entre elles. Ce qui conduit, deux ans après la proclamation de l’indépendance, à l’assassinat du père de la Patrie, l’Empereur Jacques 1er (Jean Jacques DESSALINES) que l’on considère comme l’un des plus grands stratèges de son époque.

Après son assassinat, le pays fut diviser, d’où commence le cycle de l’instabilité politique et de coup d’État. Tous ceux et toutes celles qui osent rétablir l’ordre et la souveraineté en défendant le territoire national fut victime d’assassinat ou d’exil.

1986

En 1951, un dictateur du nom de François Duvalier (Papa Doc) prend les rênes du pays. Il mourut au pouvoir, son fils Jean Claude Duvalier (Baby Doc) le remplace. Sous son gouvernement, Haïti n’était pas prospère sur tous les points, mais certains qui vivaient l’époque témoignent que l’ordre, la discipline, le respect d’autrui, la sécurité et l’autorité de l’État étaient toujours au rendez-vous, même si certains critiquent la situation des droits de l’homme à l’époque.

Cependant, les groupes armés (gangs) ne faisaient pas la une et la fierté d’être haïtien existait toujours. En février 1986, un coup d’État, soulèvement populaire, dechoukay des Volontaires de la Sécurité Nationale (VSN) (tonton makout) éclatent et détruisent toutes les institutions de sécurité du pays. La démocratie arrive, la débandade et le libertinage commencent. 

Aujourd’hui

Haïti est un État moribond en pleine somalisation, c’est le désordre généralisé, pas de sécurité, pas de respect d’autrui, pas de souveraineté, pas d’autorité de l’État, les groupes armés sont comme le sable au bord de la mer parce que c’est la gangstérisation qui est à la mode et les organisations de défense des droits de l’homme fleurissent comme l’herbe dans le pays. Jusqu’à date, aucun résultat de mieux que l’époque de la dictature, les amateurs et apprenti de la démocratie ont mis du trouble et de l’instabilité dans le pays.

« Qu’avez-vous fait de mon pays », déclare Baby Doc à son retour de l’exil en 2011.
Est-ce que la décision de la démocratie en 1986 était une bonne décision ? Est-ce que l’adoption de la démocratie ne s’était pas fait trop tôt ou mal ? Est-ce qu’Haïti va devenir comme le peuple Palestinien un jour qui est pourchassée sur son sol ? Il suffit d’attendre, l’avenir nous dira. En attendant la classe politique haïtienne ne fait que ce qu’elle a l’habitude de faire, échouée depuis sa naissance en 1804.

Marvens SÉNÈQUE 
PRESSLAKAY 

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