SOS : besoin urgent de nourriture pour la prison civile de Petit-Goâve

SOS : besoin urgent de nourriture pour la prison civile de Petit-Goâve

Plusieurs centaines de détenus dans le centre carcéral de Petit-Goâve risquent de mourir de faim, n’ayant rien mangé depuis environ une semaine. Face à cette situation, les responsables de cette prison ont alerté les autorités concernées et autres personnes ou instances de bonne volonté afin de répondre urgemment aux besoins des prisonniers.

Alors que l’attention est davantage fixée sur la crise sécuritaire dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et les moyens efficaces d’y remédier, les prisonniers de divers centres carcéraux du pays sont livrés à eux-mêmes et meurent de faim. À Petit-Goâve, ils sont environ 500 détenus confrontés à cette situation qui devient alarmant. Ce qui contraint les responsables du centre carcéral de cette commune du département de l’Ouest a tout bonnement décidé de lancer un SOS.

“Ici, dans la prison, nous avons plusieurs centaines de détenus qui risquent de mourir dans les prochains jours si aucune mesure n’est prise afin de remédier à la situation”, a déclaré le Commissaire du Gouvernement de Petit-Goâve, Pierre Elioth Paul soulignant que la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) a envoyé de la nourriture pour un mois depuis le 1er avril dernier.

En ce sens, le Chef du Parquet ainsi que le directeur de la Prison, le Commissaire Sony Louidor ont demandé aux responsables au plus haut niveau de l’État de même que les citoyens de bonne volonté et les organisations de défense des droits humains de venir en aide aux détenus.

Des prisonniers qui meurent de faim dans les centres carcéraux est fréquent en Haïti. Dans ce contexte marqué par l’insécurité alimentaire, ce phénomène ne concerne non pas un seul prisonnier mais plutôt des centaines à travers les divers prisons comme celles de Petit-Goâve, de Jérémie, du Cap-Haïtien et de Jacmel.

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