Trafic d’armes/ banditisme: l’ex sénateur Jean Renel Sénatus rejette les accusations du chef de gang “Yonyon”

Trafic d’armes/ banditisme: l’ex sénateur Jean Renel Sénatus rejette les accusations du chef de gang "Yonyon"

Accusé par l’ancien chef du gang « 400 Mawozo », Germine Joly alias “Yonyon”, comme quoi il aurait fourni à ce dernier des armes au moment des élections, l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus a rejeté d’un revers de main ces accusations et affirme n’avoir aucun lien avec l’assaillant emprisonné aux États-Unis.

Alors que Germine Joly, plus connu sous le pseudonyme de Yonyon, attend sa peine, le 24 juin prochain, en terre américaine, celui-ci a récemment acheminé une lettre au juge de district américain John D. Bate dans laquelle il implore sa clémence tout en demandant pardon pour ses actes. L’ancien chef du gang dénommé « 400 Mawozo » qui sévit dans la commune de la Croix-des-Bouquets en a profité pour porter des accusations à l’endroit de l’ancien sénateur de l’Ouest Jean Renel Sénatus alias Zokiki.

Dans sa lettre, le bandit notoire accuse l’ancien parlementaire d’avoir joué un rôle déterminant dans son arrestation en Haïti. Une arrestation qui survient à cause de son refus de collaborer avec l’ancien commissaire du gouvernement quand ce dernier était en pleine campagne électorale à en croire le caïd tout en révélant que l’ex-Sénateur lui aurait envoyé cinq armes par l’intermédiaire d’un émissaire en 2014 pour l’aider à remporter les élections.

Intervenant, ce jeudi 20 juin 2024, au journal “Premye Okazyon” sur la Radio Télévision Caraïbe, Jean Renel Sénatus a rejeté d’un revers de main les accusations portées contre lui par l’ancien chef de gang. Selon l’ex-parlementaire, le bandit notoire détenu actuellement aux États-Unis l’attaque en raison de son implication dans son arrestation dans le pays.

“Je l’avais arrêté pour le pays. Alors qu’il s’apprêtait à acheter sa libération moyennant 15.000 dollars en 2018, j’avais ordonné son transfert au centre carcéral de Hinche car il continuait à multiplier les actes de kidnapping malgré le fait qu’il était incarcéré dans la prison civile de la Croix-des-Bouquets”, a fait savoir l’ancien Commissaire du gouvernement.

“J’ai dû me battre avec Jovenel Moïse [Président à l’époque] qui voulait le relâché en échange des prêtes catholiques qu’il avait kidnappés. J’ai ordonné le transfert de 23 policiers de Ganthier qui étaient sous le payroll de Yonyon sans oublier des sommes d’argent dont j’avais décaissé pour renforcer la PNH dans cette partie du pays pour combattre les gangs”, a-t-il poursuivi lâchant en même temps qu’il ne pouvait être perçu autrement par le bandit qui attend sa condamnation en terre américaine.

En effet, après avoir plaidé coupable de 48 chefs d’accusation, Germine Joly alias Yonyon est attendu, le 24 juin prochain, par-devant le juge de district américain John D. Bate pour entendre sa peine. Avant le verdict, des procureurs fédéraux américains ont réclamé une peine de prison à vie pour l’assaillant en raison de son implication dans la contrebande d’armes de la Floride vers Haïti. D’ailleurs, c’est dans le dessein d’obtenir une réduction de peine que l’ancien chef du gang « 400 Mawozo » a écrit la lettre au Magistrat américain dans laquelle il dénonce l’ancien sénateur de l’Ouest.

Il faut aussi rappeler que Germine Joly, 30 ans, avait été incarcéré et condamné à la prison à vie en Haïti pour enlèvement, meurtre, trafic d’armes et d’autres crimes avant que la justice haïtienne ait accepté son transfert vers les États-Unis, en mai 2022.

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