Une Haïtienne détenue illégalement et agressée alors qu’elle tentait de quitter la République Dominicaine

Une ressortissante haïtienne en République Dominicaine a rapporté qu’elle a été détenue illégalement et agressée sexuellement alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire voisin en destination du Nicaragua. C’est ce qu’a révélé N Digital, un média dominicain.

Nombreux sont les Haïtiens qui fuient la RD depuis le commencement du conflit diplomatique entre les deux pays qui partagent l’île à cause de la construction du canal sur la rivière Massacre à Ouanaminthe. Traversant la frontière pour retourner au bercail ou tout simplement voyager à destination d’autres cieux, par centaines les ressortissants en République voisine ne se sentent plus à l’abri dans le pays et font tout leur possible pour fuir.

Alors qu’elle tentait aussi l’aventure, en voulant se rendre au Nicaragua via l’Aéroport International des Amériques (AILA), Stephy Graph, une femme de nationalité haïtienne a rapporté qu’elle a été arrêtée par l’immigration dominicaine malgré le fait qu’elle dispose de ses “papiers à jour”.

Moi et mon petit garçon de 4 ans, nous avons passé le premier ainsi que le deuxième contrôle à l’aéroport, mais pour le troisième, ils ont exigé un taxe de 17 000 pesos. Après avoir effectué le paiement, je soupirai de soulagement en pensant que je pouvais continuer vers ma destination, mais c’est vraiment là que tout mon calvaire va commencer.” a révélé la jeune femme au média dominicain N Digital qui n’a pas donné de date précise.

Les agents de service m’ont informé que mes passeports et visas étaient non valides, et par conséquent, m’ont détenue à l’aéroport” a-t-elle poursuivi tout en révélant par la suite qu’elle a été agressée sexuellement par un agent de la police de l’immigration, malgré la présence du bébé.

Toujours d’après le média dominicain, Graph a fait savoir que dans la matinée du samedi 23 septembre, elle a été envoyée à la Direction Générale de l’Immigration, où elle se trouve toujours car on l’exige de verser 30 mille pesos pour pouvoir partir.

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