Violence en Haïti | Le HCR appelle les États à évaluer les demandes d’asile des Haïtiens

Violence en Haïti | Le HCR appelle les États à évaluer les demandes d’asile des Haïtiens

Face à la dégradation de la crise sécuritaire en Haïti, le HCR a décidé d’émettre de nouvelles orientations juridiques afin de garantir un accès à la protection internationale pour les Haïtiens qui en ont besoin.

En effet, face à cette situation alarmante où la sécurité des citoyens n’est plus garantie sur l’ensemble du territoire haïtien, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés a fait appel aux États pour que ces derniers prennent davantage en considération les demandes d’asile des Haïtiens dont la vie est menacée.

“La vie, la sécurité et la liberté des Haïtiens sont menacées par la montée en flèche de la violence des gangs et des violations des droits humains. Par conséquent, nous rappelons aux États qu’il est impératif de veiller à ce que les Haïtiens qui pourraient avoir besoin d’une protection internationale en tant que réfugiés en bénéficient.” a déclaré Elizabeth Tan, directrice de la Division de la Protection Internationale du HCR.

La responsable de l’Agence des Nations Unies qui prend en charge les réfugiés a également exhorté les Etats à ne pas renvoyer de force les ressortissants haïtiens dans leur pays alors que la situation sécuritaire s’apparente désormais au chaos.

“Nous réitérons également notre appel à tous les États pour qu’ils ne renvoient pas de force des personnes en Haïti, y compris celles dont la demande d’asile a été rejetée.” a souligné la responsable.

Il faut souligner que dans ses nouvelles orientations juridiques à l’endroit des Haïtiens, le HCR considère que, conformément à la Convention de 1951 sur les réfugiés, les militants politiques, les journalistes, les juges, les avocats et autres personnes luttant contre la corruption et la criminalité, parmi d’autres profils à risque, sont éligibles à la protection internationale.

Entre-temps, les violences se multiplient dans la région métropolitaine. Après que les bandits criminels ont pris d’assaut la grande prison ainsi que des commissariats et sous-commisasriats dans l’aire métropolitaine, ils ciblent désormais des infrastructures gouvernementales. Des zones résidentielles sont aussi visées par les assaillants qui ne comptent pas s’arrêter.

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