Violences au Bas-Artibonite | Des organismes de défense de droits humains dénoncent l’inaction des autorités

Face à l’aggravation de la crise sécuritaire dans le Bas-Artibonite, des citoyens ont organisé, lundi 5 décembre 2023, une marche pacifique pour dénoncer les actes de violences qui ne cessent de se répéter dans le département. Une démarche applaudi par des organismes à travers le pays qui n’ont pas manqué l’occasion de dénoncer la passivité des autorités concernées.

Des communes comme L’Estère , Liancourt, Petite-Rivière-de-l’Artibonite, et autres, dans le Bas-Artibonite, sont devenues des véritables territoires perdus. Les violences perpétrées par les gangs armés se multiplient dans les localités alors que les responsables n’ont toujours pas bougé le petit doigt pour contrecarrer les bandits qui ont pris d’assaut ces zones du département. Livrés à eux-mêmes et ne sachant plus quoi faire, les membres de la population ont organisé, lundi, une marche pacifique, pour dénoncer les actes de banditisme, mais aussi pour proposer leur support à la PNH afin que cette dernière puisse multiplier ses interventions pour stopper les assaillants. C’est ce qu’a fait savoir l’instigatrice de la marche, Bertide Horace.

Cette démarche de la population civile dans le Bas-Artibonite est une bonne initiative, d’après des membres de la société civile et des défenseus de droits humains dans le pays. Selon ces derniers, la marche se présente donc comme une occasion pour les résidents des localités prises d’assaut par les individus lourdement armés d’exprimer leur ras-le-bol, de manifester leur mécontentement à l’égard des responsables au niveau de l’État.

Antonal Mortimé, Co-directeur exécutif du Collectif des Défenseurs Plus et Jean Robert Argand, du Collectif du 4 Décembre, sont parmi les personnalités qui estiment que les citoyens dans les communes affectées dans le département de l’Artibonite sont dans leurs bons droits d’exiger des réponses concrètes des autorités. De son côté, l’expert en sécurité, Ricardo Germain estime qu’il est trop tôt pour juger cette attitude des autorités concernées.

À noter que pour en finir avec les violences des bandits dans le département, les citoyens engagés, ayant organisé la marche, sont prêts à fournir un support logistique à la Police Nationale d’Haïti afin qu’elle puisse répondre aux besoins de la population arbonitienne. D’après la Citoyenne engagé, Bertide Horace, des primes sont disponibles pour les policiers de même que du carburant. Ils ont aussi mobilisé des institutions sanitaires dans la zone qui se dites prêtes de fournir leurs soutiens.

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