Violences des gangs | plus de 500.000 personnes déplacées en Haïti entre mars et juin selon l’OIM

Violences des gangs | plus de 500.000 personnes déplacées en Haïti entre mars et juin selon l’OIM

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, entre mars et juin 2024, plus de 500.000 personnes en Haïti ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles soit pour se réfugier dans des centres d’hébergements provisoires ou tout simplement se rendre dans des familles d’accueil dans des localités éloignées des zones de conflits.

Alors qu’un climat apparent de sécurité règne à présent dans plusieurs points de la région métropolitaine, cela n’empêche pas que des résidents continuent à fuir les zones affectées par les violences des gangs armés criminels. En effet, si les hostilités ont considérablement diminués depuis l’aggravation de la crise sécuritaire, les personnes continuent à abandonner leurs domiciles pour se réfugier dans des endroits beaucoup plus sûrs notamment le Grand Sud.

Selon le dernier rapport rendu public par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Haïti en collaboration avec des partenaires humanitaires, entre mars et juin, plus de 578.000 personnes ont été déplacées.

“Le nombre de déplacés internes est passé de 362.000 à plus de 578.000 en début du mois de juin. Il s’agit d’une augmentation de 60 pour cent “, a précisé l’OCHA citant l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

“Quatre-vingts cinq pour cent des personnes déplacées vivent dans des familles d’accueil et 15 pour cent dans des sites d’hébergement provisoires, soit une augmentation importante par rapport à juin 2023.” a indiqué l’organisme des Nations Unies.

Alors que la situation est de moins en moins tendue depuis le début de l’escalade des violences perpétrées par les bandes criminelles, fin février dernier, les personnes continuent à se réfugier vers le Grand Sud.

“À Port-au-Prince, l’augmentation du nombre de personnes déplacées est de 15 pour cent alors qu’elle est de 130 pour cent dans le Grand Sud avec un afflux de personnes en provenance de la capitale”, a souligné le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires citant encore l’OIM.

Depuis l’aggravation de la crise sécuritaire, le pays est davantage plongé dans ce qui s’apparente au chaos. Ce qui pousse les responsables au niveau des Nations Unies a alerté les autorités locales et les instances internationales à intervenir au plus vite dans le pays.

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