Violences en Haïti | Au moins 2,500 personnes tuées ou blessées entre janvier à Mars selon l’ONU

Violences en Haïti | Au moins 2,500 personnes tuées ou blessées entre janvier à Mars selon l’ONU

Entre janvier à mars 2024, pas moins de 2,505 personnes ont été tuées ou blessées en Haïti à rapporté, vendredi 19 mars, l’Organisation des Nations Unies. Cette dernière a aussi souligné que le premier trimestre de l’année demeure la période la plus violente jamais enregistrée dans le pays depuis 2022.

En effet, cette affirmation s’explique bien vue la hausse des violences dans l’aire métropolitaine depuis fin février dernier. De cette date jusqu’à aujourd’hui, plus de 4600 détenus se sont évadés des deux principaux centres carcéraux du pays, au moins 22 commissariats et sous-commissariats de police ont été saccagés ou incendiés, et 19 policiers ont été tués ou blessés.

Le rapport rendu public par le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), ce vendredi, indique que les violences perpétrées dans le pays ont augmenté de 53% par rapport au trimestre précédente (octobre à décembre 2023).

Selon l’organisme des Nations Unies opérant en Haïti, une grande partie des cas de meurtres et de blessés ont été recensés dans la région métropolitaine. Le document fait aussi mention du département de l’Artibonite qui a été fortement touché au cours du premier trimestre de l’année.

Parallèlement, le rapport indique que 438 personnes ont été enlevés et séquestrés au cours du premier trimestre, dans les départements de l’ouest et de l’Artibonite. Toutefois, une baisse de 37 % des activités d’enlèvements contre rançon a été observée durant la période, toujours par rapport au dernier trimestre de l’année dernière.

Le document publié par le BINUH a dressé un tableau sombre du climat de l’insécurité qui sévit actuellement dans la région métropolitaine. Il fait état de l’impact des violences sur les droits des enfants. Une situation qu’il estime être alarmante.

Le rapport de l’organisme de l’ONU a aussi souligné que les résidents des quartiers de non-droit notamment les femmes et les petites filles continuent à subir les violences sexuelles.

Par ailleurs, le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti a noté que la justice expéditive communément appelée « Bwa Kale » exercée par des membres de la population civile ainsi que des groupes d’autodéfense, a fait au moins 141 morts dans le pays.

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