Violences en Haïti | les bandits armés changent leur mode d’opératoire avec l’arrivée imminente de la force multinationale

Violences en Haïti | les bandits armés changent leur mode d'opératoire avec l’arrivée imminente de la force multinationale

Les individus lourdement armés continuent à défier la Police Nationale d’Haïti. Après avoir démoli le commissariat de la Croix-des-Bouquets, les bandes criminelles ont entamé la démolition du sous-commisasriat de Martissant et s’en prennent à d’autres sites sous prétexte qu’ils serviront de bases à la Mission Multinationale.

En attendant le déploiement de la force multinationale en Haïti, les bandits criminels qui sévissent un peu partout dans la région métropolitaine et ses environs continuent à opérer en détruisant tout sur leur passage. Avec l’arrivée imminente des premiers contingents de policiers kenyans dans le cadre de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité, à part les responsables, nul ne sait jusqu’à maintenant où seront basés les agents. Une situation qui paraît inquiéter les bandes criminelles engagées à livrer bataille aux forces de l’ordre.

Alors que la peur commence à changer de camp, le mode opératoire des bandits criminels change également. Si ces derniers avaient l’habitude de s’accaparer des infrastructures publiques et policières ; maintenant, ils les démolissent estimant qu’elles peuvent servir de sites pour loger les troupes militaires. Ce qui donnerait plus facilement aux agents de l’ordre le plein contrôle des territoires qu’ils ont déjà conquis.

Après le commissariat et la prison civile de la Croix-des-Bouquets, le week-end écoulé, les individus lourdement armés ont commencé à démolir le Sous-Commissariat de Martissant. En effet, depuis mardi soir, l’imposante infrastructure de la Police Nationale d’Haïti qui était sous contrôle des gangs qui opèrent à l’entrée Sud de Port-au-Prince ne ressemble plus qu’à un tas de débris après les nombreux attentats qu’elle a subis.

Il n’y a pas de territoires perdus !

Avec le déploiement de la force multinationale, les responsables haïtiens entendent bien reprendre le contrôle des zones de non-droit dans la capitale haïtienne et ses environs ainsi que dans les villes de province grâce aux opérations que la PNH vont mener de concert avec la Mission.

En début de semaine coïncidant avec l’arrivée d’une délégation kényane à Port-au-Prince, les membres du Conseil Présidentiel de transition ont organisé une séance de travail avec le Haut Commandement de la Police Nationale d’Haïti sur l’opérationnatisation de la mission. Selon les informations rendues disponibles, les forces de l’ordre haïtiennes seront au premier plan lors des opérations visant à démanteler les gangs malgré l’éventuelle présence des troupes étrangères.

« Qu’il s’agisse de la composition des objectifs, des règles d’engagement et du contrôle sanitaire des troupes, tout sera coordonné et surpervisé par les autorités policières haïtiennes », avait annoncé le Conseil Présidentiel de transition à l’issue de la séance de travail.

Des équipements et autres matériels sophistiqués livrés

Depuis plusieurs jours, les équipements continuent à être livrés à la Police Nationale d’Haïti via des vols militaires. Le week-end dernier, une dizaine de nouveaux blindés ont été remis au Haut Commandement de l’institution policière. Ces matériels ainsi que d’autres sophistiqués permettront à la PNH de répondre vigoureusement lors des opérations.

Avec toutes ces dispositions qui sont en train d’être prises de concert avec les autorités policières haitiennes, il est évident que les bandes criminelles qui entendent bien livrer combat à la force multinationale prennent davantage pour cible la Police Nationale d’Haïti puisque celle-ci est appelée à coordonner la mission. C’est la raison pour laquelle les assaillants s’en prennent aux infrastructures de la PNH qui se trouvent dans les zones dont ils ont le contrôle.

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