Violences en Haïti : l’incertitude plane sur l’avenir du Dr Ariel Henry en tant que Premier Ministre

Violences en Haïti : l’incertitude plane sur l’avenir du Dr Ariel Henry en tant que Premier Ministre

Alors que la capitale haïtienne est davantage plongée dans une spirale de violences. Depuis plus d’une semaine, le Premier Ministre de facto et vivement contesté, Ariel Henry est toujours bloqué à Porto Rico, incapable de retourner dans le pays suite à son voyage officiel au Guyana puis au Kenya. Si des discussions entre les acteurs politiques haïtiens et la communauté internationale vont bon train, aucune décision n’est pour l’instant prise pour répondre à l’urgence de l’heure.

Avec une région métropolitaine complètement livrée à la merci des bandes armées criminelles où plusieurs dizaines de personnes sont tuées dont six agents de la PNH, dix commissariats et sous-commissariats déjà incendiés ou pillés et 21 autres institutions vandalisées, selon le dernier rapport du RNDDH, sans compter l’évasion spectaculaire dans les deux plus grands centres carcéraux du pays, la situation qui règne actuellement en Haïti est chaotique. Encore que cette dernière se déroule en absence du chef du gouvernement décrié, Ariel Henry ; son ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Mme Émelie Prophète Milcé et autres.

Pendant que les actes de violences continuent à se multiplier un peu partout dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et dans d’autres villes de province, le neurochirurgien contesté par toute la population civile n’est pas en mesure d’apporter la moindre solution encore qu’il reste bloqué à San Juan. Il est obligé de compter sur quelques-uns des membres de son cabinet ministériel, aussi absents, pour instaurer, dimanche dernier, un État d’urgence et un couvre-feu de trois jours qui viennent d’être prolonger pour un mois. L’information a été rendue publique, jeudi 7 mars 2024, au journal officiel Le Moniteur.

Entre-temps, au niveau de la communauté internationale, les réunions s’enchaînent, mais rien n’est encore sorti pour l’instant des discussions. Si des informations fournies par Miami Herald, hier mercredi, ont fait croire que le gouvernement américain avait demandé au locataire de la Primature de démissionner, celles-ci ont été vite démenties par la Maison Blanche, qui a déclaré attendre d’Ariel Henry « qu’il accélère la transition vers des élections libres et équitables.»

D’un autre côté, la plupart des dirigeants de la CARICOM qui sont favorables à une démission du numéro un du gouvernement impopulaire attendent toujours une proposition des partis politiques sur un conseil présidentiel. Après plusieurs heures de discussions, ces derniers n’arrivent toujours pas à trouver une entente en vue de soumettre ce document aux responsables de l’organisation régionale pour résoudre la crise. Selon les dernières informations, les acteurs sont divisés sur ceux et celles qui devraient faire partie du Conseil.

Pendant ce temps, à mesure que les heures passent et que le Premier Ministre de facto n’arrive pas à mettre pied à terre dans la capitale haïtienne, son sort ne prendra pas trop de temps à être scellé. Et même s’il arrivait à regagner la région métropolitaine, la question se pose : comment pourra-t-il rétablir l’ordre dans une capitale totalement prise d’assaut par des bandits armés criminels qui ne font que réclamer sa démission en pillant, incendiant tout ce qu’ils trouvent sur leur passage.

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