Violences en Haïti| près d’une dizaine d’installations de la PNH incendiées

Violences en Haïti| près d’une dizaine d’installations de la PNH incendiées

Depuis le 29 février 2024, les actes de violences perpétrés par les gangs armés criminels sont intensifiés à travers la région métropolitaine ainsi que dans certaines villes de province. Assassinats, pillages, incendies, les exactions sont nombreuses et les installations policières demeurent les principales cibles des assaillants.

Dans un rapport publié, mercredi 6 mars 2024, par le Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH), au moins neuf commissariats et sous-commissariats de l’aire métropolitaine ont été vandalisés par les individus lourdement armés qui réclament la démission du Premier Ministre de facto Ariel Henry.

D’après l’organisme de défense des droits humains, au premier jour des hostilités, les commissariats et sous-commissariats de Portail de Léogane et de Bon-Repos ont été incendiés. Ce qui a provoqué la mort de six policiers dont Junior Marion, Inspecteur principal ; Monode Étienne, Inspecteur divisionnaire ; Espéra Pierre, Inspecteur divisionnaire ; Luciana Pierre, Agent II ; Guilliamson Jean-Baptiste, agent I ; Pautrace Resula, Agent I ; et deux autres blessés. Ces derniers étaient affectés à Bon-Repos.

Toujours selon le RNDDH, les violences contre les infrastructures policières ont augmenté à mesure que la crise prenait de l’ampleur dans l’aire métropolitaine. Le 1er mars dernier, le sous-commisasriat de Delmas 3 a été attaqué puis incendié. Durant la même journée, celui de Ouanaminthe, commune du département du Nord-Est a été pris pour cible mais les agents de l’ordre avaient réussi à repousser l’attaque.

Dans le document de l’organisme qui défend les droits humains, le 2 mars dernier, c’était au tour des sous-commissariats de la Croix-des-Bouquets et de Cazeau de passer sous les flammes des individus lourdement armés qui sévissent un peu partout depuis déjà une semaine. Aucune victime n’a été recensée.

C’est aussi le cas pour celui de Cabaret qui a été vandalisé puis incendié au lendemain. Puis, dans la soirée du 4 mars, les bandits armés criminels ont saccagé totalement le sous-commissariat du Carrefour de l’aéroport ainsi que l’antenne de police de Morne à Cabris avant de les passer sous les flammes.

L’aggravation de la crise sécuritaire, ces derniers jours, dans la région métropolitaine, rend davantage vulnérable une institution policière déjà incapable de répondre vigoureusement aux assauts des bandits. Alors que les infrastructures de la PNH sont davantage prises pour cible, le Haut Commandement ne cesse de faire appel au courage des agents pour continuer à protéger et servir la population.

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