Le Bureau de Suivi de l’Accord de Montana (BSA) a dénoncé mardi l’ingérence de l’Organisation des Etats Américains (OEA), avec la complicité du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), dans l’alternative de recherche d’une solution à la crise haïtienne.
Alors que les discussions entre des acteurs haïtiens ont été repris ce mardi, sous la médiation du Groupe des Personnalités Éminentes (GPE) de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), plusieurs organisations continuent de dénoncer l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires haïtiennes. Parmi les organismes qui montent souvent au créneau pour faire entendre leur voix se trouve le Bureau de Suivi de l’Accord de Montana (BSA).
Dans une note publique, l’organisation politique a dénoncé mardi l’ingérence de l’Organisation des Etats Américains (OEA), avec la complicité du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), dans l’alternative de recherche d’une solution à la crise haïtienne.
« Les puissances internationales parmi elles les États-Unis ont confié à l’OEA la mission d’officialiser la mise sous tutelle de la République d’Haïti. Pire encore : c’est le CPT qui s’est arrogé la tâche sacrilège de solliciter lui-même cette ingérence, en soumettant un projet de résolution à l’OEA, qui a conduit, le 27 juin 2025, à l’adoption d’un texte exigeant, entre autres décisions » a écrit la structure fustigeant le rôle de l’organisation hémisphérique dans la déstabilisation du pays depuis 2010.
Parallèlement, le Bureau de Suivi de l’Accord de Montana (BSA) a appelé la Caricom à assumer ses responsabilités et reconnaître l’échec de sa mission dite facilitatrice ou médiatrice dans la crise haïtienne.
« L’agence régionale doit reconnaître sa part de responsabilité et l’échec de sa mission dite facilitatrice ou médiatrice dans la crise haïtienne quand ses représentants se sont transformés en arbitres qui ont modifié la nature et le contenu des négociations, malgré la résistance de plusieurs secteurs. » a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le BSA a exhorté les forces sociales patriotiques à se mobiliser pour rompre avec le cycle de gouvernance corrompue et porter une alternative souveraine portée par les Haïtiens eux-mêmes.
Cette position prise par le Bureau de Suivi de l’Accord de Montana (BSA) intervient dans un contexte où la Caricom a entamé des discussions avec les acteurs haïtiens en ce qui concerne des mesures concrètes à prendre pour le redressement de la transition politique davantage compromise à cause des scandales de corruption.
Dans la matinée du mardi, des acteurs haïtiens comme le leader de la plateforme politique Pitit Desalin, Moïse Jean-Charles, a répondu présent à la première rencontre stratégique. Plusieurs points ont été discutés notamment un éventuel evinvement des membres du CPT impliqués dans des dossiers compromettants.
