Un jour après qu’un hélicoptère des Nations Unies survolant Grand Ravine eu été pris pour cible par des individus lourdement armés, les compagnies aériennes Spirit et JetBlue ont suspendu temporairement leurs vols vers Port-au-Prince.
La situation sécuritaire ne s’améliore guère en Haïti malgré les mesures prises et d’autres annoncées par les autorités concernées. En fin de semaine dernière et durant les premiers jours de celle-ci, des attaques répétées des gangs armés criminels avaient mis en ébullition divers quartiers de la région métropolitaine.
Hier jeudi, un hélicoptère des Nations Unies, qui survolait la 3e circonscription de Port-au-Prince, a été pris pour cible par les bandits criminels. L’appareil avait reçu plusieurs projectiles avant de forcer un atterrissage dans la capitale. Aucune victime n’a été enregistrée.
Suite à cet incident regrettable, les compagnies aériennes JetBlue et Spirit ont suspendu leurs vols à destination de Port-au-Prince, et ce, jusqu’à dimanche prochain.
Ce vendredi, la compagnie aérienne Spirit Airlines qui a commencé à desservir Haïti en 2007 avait programmé un vol de Fort Lauderdale à Port-au-Prince vers 11 heures am, celui-ci a été annulé. C’est aussi le cas pour un autre vol de JetBlue. Il était programmé à 12 heures 54.
Pendant que la situation sécuritaire se dégénère à Port-au-Prince et dans d’autres villes de province, des activités sont davantage paralysées. À Tabarre, après plusieurs jours de tensions, les habitants reviennent petit à petit dans la zone.
Alors qu’il était pris pour cible par les bandits criminels, l’ambassade américaine qui siège dans la commune envisage d’évacuer une partie de son personnel diplomatique. Lundi dernier, deux véhicules de la Mission avaient été attaqués : l’un d’eux a reçu plusieurs projectiles.