Lors de son discours d’investiture, le nouveau président américain en fonction, Donald Trump a confirmé sa politique de déportation massive et la fin des programmes de libération conditionnelle permettant aux migrants de divers pays dont Haïti d’entrer légalement aux États-Unis.
Avec l’entrée officielle ce lundi de Donald Trump à la Maison Blanche pour un second mandat présidentiel, c’est tout un changement qui s’annonce dans la politique migratoire américaine. Si son prédécesseur démocrate, le président sortant, Joe Biden avait favorisé des programmes permettant à des centaines de milliers de migrants de fouler le sol américain, le républicain devenu le 47e président des États-Unis, quant à lui, entend mettre fin à ces derniers tout en deportant massivement des ressortissants d’autres nations en situation irrégulière dans le pays.
« Toutes les entrées illégales seront immédiatement bloquées et nous allons commencer le processus de renvoi de millions et de millions de criminels étrangers d’où ils viennent », a-t-il souligné lors de son discours d’intronisation.
Selon les informations fournies par Miami Herald, le président Donald Trump signera une série de mesures exécutives sur l’immigration au cours de ses premières heures de mandat, suspendant ainsi la réinstallation des réfugiés, rétablissant une politique exigeant que les migrants à la frontière sud des États-Unis restent au Mexique en attendant leur comparution devant le tribunal.
Le nouveau locataire de la Maison Blanche va aussi prendre des mesures urgentes pour mettre fin au Humanitarian Parole Application, communément appelé « Programme Biden » ou programme de libération conditionnelle qui offrait une autre voie légale d’entrée aux Cubains, aux Haïtiens, aux Nicaraguayens et aux Vénézuéliens.
Quelques jours avant l’arrivée au pouvoir du républicain, des responsables au Département de la Sécurité Intérieur avaient assuré au media floridien que les deux programmes de libération conditionnelle se poursuivraient en dépit des menaces de suspension proférées par Donald Trump.
Il faut noter que le programme de libération conditionnelle CHNV a fourni à plus d’un million de demandeurs sous l’administration Biden une sorte de « file d’attente numérique », appelée l’application CBP One. Une plateforme numérique qui leur permettait de demander des rendez-vous d’immigration par voie électronique. Un moyen qui a permis à l’administration Biden-Harris de réduire considérablement le flux migratoire à la frontière américano-mexicaine.
Dans un communiqué rendu public à l’issue de la cérémonie d’investiture du 47e président américain, Trump a annoncé la suspension de l’application CBP One, avec effet immédiat. Il a par la suite déclaré qu’il enverrait des troupes à la frontière sud des États-Unis pour repousser l’invasion désastreuse des migrants.