Les employés de la Direction Générale des Impôts (DGI) ont menacé vendredi de relancer la grève afin de contraindre les autorités à répondre aux revendications liées aux avantages sociaux.
Alors qu’ils avaient mis fin à la grève de trois mois entamée l’année dernière pour revendiquer des avantages sociaux, les employés de la Direction Générale des Impôts (DGI) ont menacé d’observer une fois de plus un arrêt de travail afin de contraindre les autorités concernées de répondre à leurs revendications.
« L’an dernier, nous avions entamé une grève qui avait duré deux à trois mois. Cela avait conduit à la mise en place d’une nouvelle administration qui avait promis d’améliorer les conditions de vie des employés. Mais jusqu’à présent, aucun changement n’a été constaté. » a déclaré Jean Médèse Lazarre, syndicaliste à la Direction Générale des Impôts (DGI), lors d’une intervention sur les ondes de la Radio Majik9.
Le syndicaliste a rappelé qu’un protocole a été signé avec le ministère de l’Économie et des Finances pour mettre fin à la grève l’année dernière, mais l’organisme gouvernementale ne fait toujours pas suite aux exigences des employés.
« Nous avions accordé une trêve pour permettre à la nouvelle direction de travailler sur les revendications, mais elle a interprété cette trêve comme un champ libre pour ne rien faire. » a déploré Lazarre.
De septembre à novembre 2024, la Direction Générale des Impôts a connu des grèves majeures qui ont coûté cher au Trésor Public puisqu’au moins quatre milliards de gourdes de recettes, prévues par le budget, n’ont pas été perçues.
À l’époque, les employés réclamaient de meilleures conditions de travail, des augmentations salariales pour faire face à l’inflation, la révision de la carte de débit, et la révocation du directeur général Emmanuel Casséus.
