PORT-AU-PRINCE, 2 juin 2026 — Le porte-parole du Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17), Gary Desrosiers, a salué le courage des policiers engagés dans les récentes opérations menées à Village de Dieu, tout en réclamant une évaluation sérieuse des conditions dans lesquelles les agents sont déployés sur le terrain.
Dans une intervention publique, le représentant syndical est revenu sur les actions conduites par les forces de l’ordre dans ce quartier de Port-au-Prince, considéré comme l’un des bastions du gang « 5 Segond », associé à Johnson André, alias Izo 509.
Gary Desrosiers a affirmé que les policiers continuent d’intervenir dans des conditions particulièrement difficiles, face à des groupes lourdement armés et dans un contexte marqué par un manque chronique de moyens. S’il a rendu hommage à leur détermination, il a aussi pointé des failles dans la planification, l’encadrement et l’appui opérationnel.
Le porte-parole du SPNH-17 a également évoqué la mort de quatre policiers dans l’Artibonite, selon les informations rapportées par le syndicat. Pour lui, ce drame pose la question de la responsabilité dans la chaîne de commandement, notamment lorsque des agents sont déployés dans des zones à haut risque sans garanties suffisantes de renfort, d’extraction ou d’assistance rapide.
Le SPNH-17 appelle à une meilleure préparation des opérations, à un encadrement plus rigoureux des policiers et à l’identification des responsabilités lorsque des pertes sont enregistrées dans les rangs de la PNH.
Cette prise de position intervient alors que les forces de l’ordre tentent de reprendre l’initiative dans plusieurs zones contrôlées par des groupes armés, notamment dans la capitale et dans l’Artibonite, deux foyers majeurs de l’insécurité en Haïti.