Port-au-Prince — La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans la commune de Gressier, où des groupes armés contrôlent une grande partie du territoire et compliquent fortement les déplacements de la population, selon des témoignages et des informations relayées dans les médias.
D’après plusieurs sources locales, les gangs opérant dans la zone continueraient d’occuper plus de 70 % de certains secteurs, obligeant les habitants à emprunter des routes secondaires difficiles ou à payer des frais élevés pour se déplacer. Pour rejoindre Carrefour, certains résidents de Gressier doivent débourser entre 2 500 et 3 000 gourdes pour un trajet en moto à travers des chemins de montagne boueux et dangereux.
Les habitants évoquent également la présence de postes de péage illégaux sur certaines routes rurales, où des individus armés exigeraient de l’argent aux motocyclistes et aux passagers. Bien que les autorités aient parfois annoncé le démantèlement de certaines barricades ou obstacles installés sur la route nationale, la circulation reste largement perturbée dans plusieurs sections communales.
Selon des observateurs locaux, les opérations policières menées dans des zones comme Martissant ou Fontamara pourraient également provoquer le déplacement de certains groupes armés vers Gressier, aggravant ainsi l’insécurité dans cette commune située au sud de la capitale.
Dans ce contexte, de nombreux habitants appellent les autorités à renforcer la présence de la Police nationale d’Haïti dans la région afin de sécuriser les routes et permettre à la population de circuler à nouveau librement.