Une partie des installations de la Société Haytrac sur la route de l’aéroport a été pillée lundi soir. Des génératrices ont été emportées par des individus lourdement armés, selon des riverains.
L’insécurité qui persiste dans la région métropolitaine paralyse tous les secteurs d’activité. L’école fonctionne au ralenti pendant que le commerce et autres activités économiques peinent à maintenir un certain rythme. Si dans certaines localités prises d’assaut par les bandes criminelles, des entreprises sont obligées de fermer leurs portes, dans d’autres, alors que celles-ci s’efforcent de maintenir en fonction leurs activités, elles se font piller par les gangs armés.
À Village Solidarité, une localité située sur la Route de l’aéroport, les violences se sont intensifiées depuis que des individus lourdement armés ont pris d’assaut cette zone. Après avoir vandalisé, l’hôpital Bernard Mevs, c’est maintenant la Société Haytrac qui fait les frais malgré la présence des forces de l’ordre.
Dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 décembre 2024, une partie des installations de cette entreprise leader dans la vente des engins de chantier a été pillée par les assaillants. Selon les informations fournies par des riverains, plusieurs génératrices ont été emportées. Jusqu’à maintenant, la société n’a pas encore dressé de bilan des pertes.
Haytrac (Haytian Tractor & Equipment Co. S.A.) – a été créée en février 1950 par Maurice Bonnefil pour répondre à la forte demande d’engins lourds et équipements électriques. Comptant seulement trois employés au départ, l’entreprise s’est développée et exploite désormais deux succursales avec plus de 300 employés dans des zones stratégiques de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien.
Depuis les récentes attaques qui ont provoqué la fermeture de l’hôpital Bernard Mevs se trouvant à proximité, l’entreprise fonctionne au rabais. Désormais, elle est devenue la cible des bandits criminels après que ces derniers ont vandalisé une deuxième fois l’imposant centre hospitalier.
En effet, dimanche soir, les assaillants qui occupent l’entrée de la localité, ont pillé l’institution sanitaire après l’avoir incendié environ deux semaines auparavant. Ils ont emporté des équipements énergétiques notamment des panneaux solaires.
Alors que les gangs armés criminels ont intensifié leur violence dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans certaines villes de province, la population civile demeure la principale victime des affrontements entre forces de l’ordre et assaillants. Les échanges de tirs entre la Police et les individus lourdement armés qui contrôlent le Village Solidarité font souvent des victimes au sein de la population.