LOUISVILLE, Kentucky, 20 août 2026 (Presslakay) — Une jeune mère de 21 ans a été arrêtée par les services américains de l’immigration après s’être présentée à un entretien de l’USCIS dans le cadre de sa procédure pour obtenir la résidence permanente par l’intermédiaire de son mariage avec un citoyen américain, une affaire qui suscite l’inquiétude parmi les défenseurs des immigrés.
Armelle Bondonga, originaire de République démocratique du Congo, a été interpellée par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) le 12 août, après s’être rendue avec son époux, Terrance Bradshaw, à un rendez-vous des services de l’immigration à Louisville, selon son avocat et des médias locaux.
Arrivée aux États-Unis avec sa famille alors qu’elle était encore enfant, la jeune femme est mariée à un citoyen américain avec lequel elle élève un garçon de 19 mois, lui aussi citoyen américain.
Selon son avocat, Arianit Osmani, Armelle Bondonga ne possède pas d’antécédents criminels connus et s’était volontairement présentée au rendez-vous afin de poursuivre ses démarches migratoires. Dans une déclaration à la presse, l’ICE a toutefois indiqué que Bondonga faisait l’objet d’un ordre définitif d’expulsion, invoquant un dépassement de visa et une présence irrégulière prolongée sur le territoire américain.
Séparée de son mari et de son enfant
L’arrestation est intervenue alors que la famille pensait poursuivre normalement la procédure administrative liée à la demande de résidence permanente.
Son mari, Terrance Bradshaw, a raconté avoir dû quitter les lieux seul avec leur fils après l’interpellation de son épouse. Armelle Bondonga a ensuite été transférée au Michael L. Becher Adult Correctional Complex, à Jeffersonville, dans l’Indiana.
L’affaire a provoqué des réactions en raison des circonstances de l’arrestation et de la séparation de la jeune mère avec son enfant. Ses avocats ont déposé une requête d’habeas corpus ; un juge fédéral a donné au gouvernement sept jours pour y répondre.
Il n’est toutefois pas établi qu’ICE ait délibérément organisé ou utilisé le rendez-vous dans le but de la « piéger », comme l’affirment certaines publications devenues virales sur les réseaux sociaux. Son avocat a appelé à ne pas spéculer sur les motivations des autorités.
Des arrestations lors de rendez-vous migratoires
Cette affaire intervient dans un contexte de durcissement de l’application des lois migratoires aux États-Unis. Des arrestations de ressortissants étrangers se présentant à des rendez-vous ou entretiens officiels auprès des services d’immigration ont été documentées dans plusieurs régions du pays.
Le fait d’être marié à un citoyen américain ou d’avoir une demande de résidence permanente en cours ne confère pas automatiquement un statut légal ni une protection contre une procédure d’expulsion. Chaque dossier dépend notamment du statut migratoire de la personne, de son historique d’entrée aux États-Unis et des procédures dont elle peut faire l’objet.
Le cas d’Armelle Bondonga ne concerne pas directement une ressortissante haïtienne, mais il pourrait être suivi de près par les communautés immigrées, notamment la diaspora haïtienne, alors que de nombreuses familles ont actuellement des demandes d’asile, de résidence permanente ou d’autres procédures devant les autorités américaines.
La défense de la jeune femme cherche désormais à obtenir sa libération et à lui permettre de poursuivre sa procédure migratoire auprès de sa famille.