La République Dominicaine et le Kenya ont sollicité lundi auprès de la communauté internationale l’accroissement des fonds pour soutenir les efforts de sécurité en Haïti, nation des Caraïbes en proie à l’escalade de violences perpétrées par les gangs terroristes.
La crise sécuritaire haitienne s’est davantage aggravée ces dernières années au point qu’elle alarme au plus au point des autorités d’autres nations notamment ceux de la République Dominicaine et du Kenya, pays d’Afrique de l’Est qui assure le leadership de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS). Ces dernières ont jugé que la crise sécuritaire haitienne n’est pas assez prise en compte par la communauté internationale.
C’est dans cet optique que lors d’une rencontre lundi entre le ministre dominicain des Affaires étrangères, Roberto Alvarez, et son homologue kenyan, Musalia Mudavadi, à Santo Domingo, les deux responsables ont appelé la communauté internationale à honorer et à accroître le financement promis à la mission de sécurité soutenue par l’ONU en Haïti.
Le chef de la diplomatie dominicaine, et son homologue kenyan ont averti que la mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti avait du mal à lutter efficacement contre l’aggravation de la violence des gangs dans le pays en raison d’un manque de financement et de soutien logistique.
Malgré le déploiement d’une Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), la crise sécuritaire s’est totalement détériorée. Les gangs armés continuent de multiplier leurs assauts dans diverses localités de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province, contraignant des centaines de milliers de personnes à abandonner leurs domiciles.
En début de mai, le Département d’État américain a attribué le qualificatif d’« organisations terroristes transnationales » aux groupes armés criminels qui terrorisent quotidiennement la population haïtienne. Une décision qui survient plus d’un mois après que les autorités domicqines ont adopté la même mesure.