Les Cayes, 25 avril 2026 — Le ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) entend accélérer le processus de modernisation de l’Aéroport international Antoine Simon des Cayes, présenté comme un projet stratégique pour le développement du Grand Sud.
Le ministre des TPTC, Joseph Almathe Pierre Louis, a présidé une réunion de travail sur le site de l’aéroport, en présence de responsables de l’OFNAC, de l’AAN et de l’AIASC, ainsi que d’autres acteurs concernés. Les échanges ont principalement porté sur la libération des emprises foncières de l’aéroport, considérée comme une étape préalable indispensable au lancement effectif des travaux de réhabilitation.
À l’issue de cette rencontre, les autorités ont annoncé la création d’une commission multisectorielle de suivi, placée sous la coordination de l’AIASC. Cette structure sera chargée de superviser le processus d’expropriation, de faciliter le traitement des dossiers en attente et d’assurer la coordination avec les autorités locales et la Police nationale d’Haïti (PNH).
Parmi les premières mesures retenues figurent la libération immédiate des espaces déjà disponibles et l’accélération des procédures relatives aux terrains encore occupés. Le MTPTC affirme vouloir prévenir tout nouveau retard dans l’exécution du projet.
Le ministre Pierre Louis a souligné l’importance stratégique de cette infrastructure pour la région. Selon lui, un aéroport modernisé aux Cayes pourrait desservir plusieurs départements du Grand Sud et contribuer à la relance des activités économiques, notamment dans les secteurs du tourisme, du commerce et de l’investissement.
L’objectif affiché est de doter le Grand Sud d’une plateforme aéroportuaire conforme aux normes internationales, afin de soutenir le développement économique régional et de renforcer la connectivité interne et externe d’Haïti.
Les autorités appellent les propriétaires concernés à collaborer avec la commission afin de permettre l’avancement du processus d’expropriation. Le MTPTC estime que la réussite du projet reposera sur un consensus entre l’État, les collectivités locales et les riverains.
