Le président cubain a vivement critiqué le sommet « Bouclier des Amériques » convoqué à Miami par Donald Trump, une réunion régionale consacrée à la lutte contre les cartels et le crime organisé en Amérique.
LA HAVANE / MIAMI — Le président cubain a qualifié de « néocolonial » le sommet baptisé « Bouclier des Amériques », organisé à Miami à l’initiative du président américain Donald Trump. La rencontre a réuni douze dirigeants du continent considérés proches de Washington, dont ceux de l’Argentine, de l’Équateur, du Paraguay, de l’Uruguay, du Costa Rica, du Panama, de la République dominicaine, du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Pérou et du Canada. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération régionale contre les cartels de drogue et les réseaux criminels transnationaux, avec un accent sur le partage de renseignements et la coordination sécuritaire.
La non-invitation d’Haïti au Sommet Bouclier des Amériques à Miami constitue un signal diplomatique clair et préoccupant.Dans un contexte où la sécurité régionale est au cœur des discussions, l’absence des autorités haïtiennes révèle l’isolement croissant du pouvoir intérimaire.Une véritable gifle diplomatique pour le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé.
La Havane estime toutefois que cette initiative traduit une volonté de Washington d’accroître son influence politique et sécuritaire dans la région, une critique récurrente dans les relations entre Cuba et les États-Unis.