La Cour suprême des États-Unis a autorisé ce vendredi l’administration Trump à mettre fin au programme de libération conditionnelle, communément appelé « Programme Biden » pour les Cubains, les Haïtiens, les Vénézuéliens et les Nicaraguayens.
L’attente qui a provoqué pas mal d’incertitudes aux États-Unis a finalement débouché sur une victoire de l’administration Trump dans sa politique anti-immigratoire vis-à-vis des migrants qu’elle considère « illégaux » sur le territoire américain. Ce vendredi, la Cour suprême du pays a finalement coupé la bouée de sauvetage de plus de 500 000 immigrants haitiens, cubains, vénézuéliens et nicaraguéens, bénéficiaires du programme CHNV, nommé d’après les initiales des nationalités concernées.
La haute cour de justice américaine a donc annulé l’ordonnance d’un juge fédéral qui avait mis fin au projet de l’administration Trump de révoquer leur libération conditionnelle humanitaire.
Selon les informations fournies par Miami Herald, le tribunal a accédé à la demande d’urgence de l’administration de lever l’injonction du juge protégeant les immigrants libérés sur parole contre l’expulsion. Durant plusieurs mois, les deux parties se battues devant les tribunaux inférieurs au sujet de la décision du ministère de la Sécurité intérieure de mettre fin au programme de libération conditionnelle adopté pendant la présidence Biden.
Il s’agit de la deuxième victoire de Trump après celle où la Cour suprême des États-Unis a autorisé l’administration à révoquer le statut de protection de plusieurs milliers d’immigrants vénézuéliens en Floride et dans d’autres États du pays. Une décision de la haute instance judiciaire qui a anéanti les espoirs de plusieurs ressortissants du pays sud-américain bénéficiant du Statut de protection temporaire (TPS).
À noter que cette décision survient deux mois après que la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem a mis fin au programme de libération conditionnelle temporaire, invoquant des risques pour la sécurité nationale, des retards croissants en matière d’immigration et l’évolution des préoccupations en matière de politique étrangère.
En réaction, la juge fédérale Indira Talwani avait statué que le Département de la Sécurité intérieure ne pouvait pas mettre fin au programme dans son ensemble, entrant ainsi dans un bras de fer judiciaire avec l’administration Trump. Cette dernière s’en sort vainqueure suite à cette dernière décision de la Cour suprême.
À souligner que 532 000 migrants sont concernés par la mesure, et risquent l’expulsion. Ce groupe comprend 210 000 Haïtiens, 120 000 Vénézuéliens, 110 000 Cubains et 90 000 Nicaraguayens.