Technologie : Facebook annonce des sanctions contre la diffusion “sans avertissement” de photos créées par l’IA

Technologie : Facebook annonce des sanctions contre la diffusion “sans avertissement” de photos créées par l’IA

Dans les prochains mois, le géant Meta commencera à étiqueter les images diffusées sans avertissement sur ses plateformes et qui sont générées par l’Intelligence Artificielle. Il s’agit d’une nouvelle mesure prise par le réseau social dans un contexte où l’IA générative qui prend de l’ampleur pourrait favoriser la désinformation ou de la mésinformation par le biais de la production de fausses images (« deepfakes »).

Alors que presque la moitié de la population de la planète est attendue aux urnes cette année, les réseaux sociaux sont davantage utilisés dans le cadre des campagnes électorales qui se font actuellement dans plusieurs pays qui organiseront des élections dans les mois qui viennent et on attend à ce qu’ils le soient encore plus au milieu de l’année, à l’approche de la Présidentielle aux États-Unis.

Durant cette période délicate, un point significatif sur lequel il faut s’accentuer concerne l’utilisation de l’intelligence Artificielle générative qui monte en puissance. Celle-ci aura tendance à être utilisée pour semer le chaos politique, par le biais de la désinformation ou de la mésinformation. Pour empêcher cela, Meta a donc décidé d’identifier « dans les prochains mois » toute image générée par l’intelligence artificielle qui sera publiée sur ses réseaux sociaux.

« Nous allons donc étiquetter les images que les utilisateurs publient sur Facebook, Instagram et Threads lorsque nous pourrons détecter des indicateurs conformes aux normes de l’industrie indiquant qu’elles sont générées par l’IA », a annoncé Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta, dans une note de blog.

Bien que cette capacité n’est pas encore totalement construite, le géant américain a déjà mis en place des étiquettes sur les images créées à partir de son outil Meta AI depuis son lancement en décembre. Il entend bien poursuivre cette démarche sur des contenus créés à partir d’autres entreprises d’intelligence artificielle

« Nous voulons pouvoir le faire aussi avec des contenus créés avec des outils d’autres entreprises », comme Google, OpenAI, Microsoft, Adobe, Midjourney, ou encore Shutterstock, a ajouté Nick Clegg.

“Nous voulons aussi commencer à appliquer des étiquettes dans toutes les langues prises en charge par chaque application » a-t-il poursuivi tout en demandant aux utilisateurs publiant une photo, une vidéo ou un son généré par IA de le signaler car l’outil de détection n’étant pas totalement fiable.

“Pour cela, une nouvelle case à cocher lors de la mise en ligne sera bientôt disponible que ce soit sur Facebook ou Instagram.” a expliqué Nick Clegg tout en mettant en garde ceux qui ne le feront pas.

Le dirigeant de Meta dit souhaiter que cette tentative fournira une transparence significative à des milliards de personnes dans le monde. Parallèlement, il invite le reste de l’industrie à travailler ensemble et à essayer de développer les normes (techniques) pouvant aider à limiter les éventuels effets néfastes de l’intelligence artificielle.

Il faut souligner que la société californienne OpenAI, créatrice de ChatGPT, avait, elle aussi, annoncé, mi-janvier, le lancement d’outils permettant de combattre la désinformation. Une manière d’affirmer sa volonté de ne pas permettre l’utilisation de ses outils technologiques à des fins politiques.

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