Le Premier Ministre de facto et impopulaire Ariel Henry n’est toujours pas en mesure de se rendre en Haïti après son voyage officiel à l’étranger. Plus que jamais en difficulté, le chef du gouvernement décrié par l’ensemble de la population haïtienne semble mal embarqué dans son projet de retourner dans la région métropolitaine prise d’assaut par les gangs armés criminels.
Alors que tous les vols internationaux sont suspensdus sur Haïti en raison de l’aggravation de la crise sécuritaire, le numéro un du gouvernement de facto n’est toujours pas en mesure d’atterrir directement à Port-au-Prince. Dans un premier temps, des informations fournies par des sources crédibles avaient indiqué que le neurochirurgien aurait dû rentrer au bercail depuis lundi via un vol charter. Une opération qui n’avait finalement pas eu lieu à cause des incidents autour de l’aéroport.
Si dans un premier temps, le Dr Ariel Henry, de retour de son voyage officiel au Kenya, avait fait escale aux États-Unis, hier mardi, sous la pression des autorités américaines, celui-ci était bien décidé de mettre pieds à terre en passant par la République Dominicaine. Une nouvelle tentative qui n’a pas abouti puisque les autorités dominicaines ont décidé de suspendre tous les vols avec Haïti.
Selon les informations fournies par plusieurs médias dominicains, alors que le locataire de la Primature, à bord d’un avion privé, était déjà en route pour se rendre de l’autre côté de l’île, les autorités de la république voisine ont catégoriquement refusé qu’il atterrisse sur leur territoire.
D’après CDN, citant une source fiable, le chef du gouvernement contesté était déjà arrivé dans l’espace aérien depuis l’aéroport de Teterboro dans le New Jersey, cependant, son avion a été obligé de faire volte-face. Pour l’instant, des sources indiquent que le neurochirurgien, devenu un colis encombrant, serait au Porto Rico.
La capitale haïtienne est davantage assiégée par les bandits armés criminels, ces derniers continuent à mener leurs offensives pour empêcher un éventuel atterrissage du Premier Ministre de facto. Un peu partout dans les autres villes de province, c’est la population civile qui se mobilise pour contrecarrer toute initiative visant à favoriser l’arrivée en Haïti du chef de gouvernement impopulaire.
À rappeler que le Premier Ministre de facto Ariel Henry s’était rendu au Guyana, il y a une semaine, afin de prendre part à la 46e réunion des chefs d’État et de gouvernement de la CARICOM. Par la suite, il s’était rendu en terre kényane afin de parapher un accord de réciprocité qui favorise le déploiement de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) sur le sol haïtien.