Le gouvernement dominicain appelle à ce que tout accord de transition trouvé entre les acteurs politiques haïtiens doit faciliter le déploiement de la force multinationale dans le pays.
Si la question de l’accord en vue de résoudre la crise politique en Haïti occupe davantage de place dans les délibérations entre les acteurs politiques haïtiens, des membres de la Communauté Caribéenne et des représentants américains, toutefois, en ce qui concerne le déploiement de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) dans le pays, plus d’un estiment qu’il ne doit pas être mis de côté. C’est le cas du gouvernement dominicain qui dit espérer que l’accord de transition qui semble bien sur le point d’être trouvé ne doit pas entraver le déploiement de la force multinationale sur le territoire national.
Dans un communiqué publié, lundi 11 mars 2024, par le Ministère dominicain des Affaires étrangères, les autorités dominicaines ont rappelé leur rôle dans les démarches visant à tirer l’attention de la communauté internationale sur la crise multidimensionnelle qui sévit actuellement en Haïti y compris l’insécurité grandissante. Elle a profité de l’occasion pour trancher sur la question de l’accord politique entre les partis et la mission de soutien qui doit intervenir dans le pays.
“Nous considérons qu’il est nécessaire que tout accord de transition en Haïti facilite le déploiement d’une Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité, tel qu’autorisé par les résolutions 2699 (2023) et 2700 (2023) du Conseil de Sécurité des Nations Unies” a écrit le gouvernement de la République voisine.
Parallèlement, le gouvernement dominicain a alerté les responsables internationaux sur la nécessité qu’il en est de déployer au plus vite la force multinationale sur le sol haïtien, et demande, par conséquent, que les fonds promis soient décaissés immédiatement.
Par ailleurs, le gouvernement de la république voisine dit appuyé la démarche de la communauté internationale visant à faciliter la mise sur pied d’un nouveau gouvernement en Haïti. Il estime que ce dernier doit être soutenu par le gouvernement sortant.
Il faut souligner que depuis l’annonce de la démission du Premier Ministre de facto et impopulaire Ariel Henry, le Kenya, qui entend prendre le leadership de la Mission, n’a pas pris trop de temps pour la suspendre temporairement. Les dirigeants du pays d’Afrique de l’est ont clairement fait savoir qu’aucun policier Kenyan ne mettra pied à terre tant qu’un nouveau gouvernement ne soit installé à la tête du pays.
Entre-temps, la situation sécuritaire continue à dégénérer dans l’aire métropolitaine ainsi que quelques villes de province. L’administration publique est quasiment dysfonctionnel depuis deux semaines. Les activités scolaires ont aussi fais les frais dans plusieurs localités sans compter le grand commerce qui fonctionne en ralenti. Les gangs armés criminels sont les seuls maîtres. Ces derniers pillent, tuent et incendient tout ce qu’ils trouvent sur leur passage.