Après qu’Amnesty International eu dénoncé les violations flagrantes des droits humains dans les processus d’expulsion d’Haïtiens, en République Dominicaine, l’immigration de ce pays qui partage l’île avec Haïti a répondu à l’organisme international. Les responsables dominicains ont donc rejeté toutes accusations portées par ce dernier tout en soutenant que la RD respecte les droits fondamentaux de la personne humaine.
Dans les bons temps comme dans les mauvais, les autorités dominicaines n’ont jamais cessé d’expulser des ressortissants haïtiens sur leur territoire. Une situation qui n’a pas changé malgré la situation de crise dans laquelle est plongé Haïti. D’un autre côté, malgré le fait que le HCR avait appelé les États à favoriser davantage la protection internationale à l’endroit des citoyens haïtiens, cela n’empêche pas aux responsables dominicains de poursuivre leur démarche d’expulsion en prenant également d’autres mesures restrictives sur la frontière.
Face à cette situation que l’on peut juger déconcertante, Amnesty international, dans une correspondance adressée aux autorités dominicaines, avait dénoncé les violations des droits humains dans les processus d’expulsion d’Haïtiens, de Dominicains d’origine haïtienne et de noirs. L’organisme international ainsi que six autres organisations, dont la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), avaient jugé que les politiques d’immigration de la RD sont fondées sur la discrimination raciale.
En réaction, dans un communiqué rendu public, mercredi 3 avril 2024, le Directeur Général de l’Immigration en terre voisine, Venancio Alcántara a rejeté toutes ses accusations portées par Amnesty international. Par ailleurs, le responsable dominicain a fait savoir que les processus d’expulsion de son pays sont effectués conformément aux dispositions de la loi sur l’immigration (275-04), c’est-à-dire dans le respect des droits de l’homme et conformément aux normes internationales dont la République Dominicaine est signataire.
Il faut souligner que c’est le gouvernement dominicain qui avait lui-même signalé avoir expulsé plus de 250 000 haïtiens en 2023, y compris des personnes ayant besoin d’ une protection internationale. Une information dont l’organisme international s’est servie pour fonder ses accusations à l’encontre de la République Dominicaine.
Pour le premier trimestre de cette année, les autorités dominicaines avaient indiqué que 106.093 personnes de nationalité étrangère, parmi elles, 28 304 Haïtiens, avaient quitté le sol dominicain. Les responsables de l’autre côté de l’île avaient pris le temps de souligner que 60.453 d’d’entre elles ont volontairement quitté le pays.